
Ayant déjà testé des processeurs Pentium 4 Prescott LGA775 et Athlon 64 socket 939 avant d'entamer le test de ces barebones et sachant que ces processeurs chauffent énormément, nous étions curieux de voir comment Shuttle allait faire face à la dissipation thermique de ces monstres. Bien que les dissipateurs soient un peu plus épais que les précédents, il s'agit toujours du même principe d'un dissipateur relié à un radiateur via des caloducs. Le radiateur passe d'une dimension acceptant des ventilateurs de 80 millimètres à un système acceptant les ventilateurs de 92 millimètres. Ceci est positif en soi étant donné que le bruit des 80 millimètres Sunon des anciennes générations de Shuttle était assez insupportable. Le ventirad se fixe sur un système de rétention à la socket 478 sur le SN95G5 et se visse à la carte mère sur le SB83G5. Ils sont tous deux dotés d'une base en cuivre relativement bien polie.
Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : ces systèmes de refroidissement supportent la chauffe de nos processeurs mais sont un peu limite dès que l'on sollicite ces derniers. En effet, la majorité des utilisateurs règleront la gestion du ventilateur sur "SMART", à savoir un mode automatique qui en fonction d'une température seuil adaptera la vitesse de rotation du ventilateur. Après une heure de CPUBurn sur le SB83G5 avec le Pentium 4 560 3.6 GHz, le ventilateur 92 millimètres est sorti de son mutisme pour tourner assez rapidement et dès lors être tout sauf discret. Nous avions choisi une valeur seuil de 60°C et nous avons relevé après cette heure de test 66°C pour le processeur. La fonction SMART a donc bien joué son rôle mais cette température illustre la difficulté qu'a le ventirad Shuttle à contenir la dissipation du dernier processeur Intel. Il est d'ailleurs dommage de constater que Shuttle s'entête à conserver ce système transmettant la chaleur via 4 caloducs. Le cas de l'Athlon 64 est moins dramatique mais nous avons également régulièrement dépassé les 60°C. Il a probablement été aidé par l'alimentation qui aspire de l'air au niveau du socket. Quoiqu'il en soit, Shuttle devrait penser à un système de refroidissement plus en adéquation avec les ambitions de ces XPC. Pour nos tests en overclocking, nous avons été obligés de les faire boîtier ouvert afin d'éviter de limiter la montée en fréquence. Nous voulions en effet voir ce qu'ils avaient réellement dans le ventre. Boîtier fermé, l'intérieur de nos XPC montait rapidement au-delà des 40°C...
Pour être clair, ces systèmes de refroidissement conviendront pour un usage normal du processeur et quelques montées en charge ne se prolongeant pas trop. Ils ne vont donc pas empêcher le Shuttle de fonctionner correctement sauf peut-être lors de conditions caniculaires. Ce qui nous gêne le plus c'est que les bios de ces barebones sont plus riches en fonctionnalités d'overclocking que par le passé mais ce n'est pas avec un tel système de refroidissement que ces possibilités de montée en fréquence pourront être exploitée. Shuttle pourrait remédier à cela très facilement finalement. Il leur suffirait de mettre un second ventilateur au dessus du radiateur mais qui ne se mettrait en marche que lorsqu'un certain seuil serait atteint. Mieux, il fonctionnerait en 5 volts, ce qui le rendrait quasi inaudible, et permettrait au 92 millimètres de tourner moins vite également vu que la température seuil définie dans le bios serait moins facilement atteinte. Ceci permettrait d'avoir un refroidissement plus efficace sans pour autant augmenter les nuisances sonores, cela les réduirait même. Espérons que Shuttle y pensera pour ses prochains XPC…
Les chipsets sont dans les deux cas refroidis activement par un ventilateur de 40 millimètres assez discrets. Mais au final, nous avons du mal à les qualifier de peu bruyants comme peuvent l'être un Soltek Qbic ou un Ideq. Certes des progrès ont été réalisés par Shuttle et ces XPC savent être plus silencieux que leurs ancêtres mais il y a encore moyen de faire mieux...
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