Les deux Cosmos ont un point commun : les poignées et les pieds qui singent les galeries de toit que l’on trouve sur les véhicules « breaks ». Cooler Master va jusqu’à dire que pour dessiner le Cosmos S, les designers se sont inspirés des plus belles voitures de courses. Cela doit être un championnat de bahuts que nous ne devons pas connaître dans nos contrées, le parallèle nous semblant osé de la part du fabricant. Pour en revenir à ses poignées, elles sont non seulement esthétiques mais également pratiques pour transporter le boîtier. Heureusement vu le poids de la bête à vide : 13.9 kilos. Les pieds reprennent la même forme mais seront vite abimés étant donné qu’ils ne sont pas protégés par des supports en caoutchouc. Nous avions déjà formulé le même reproche au Cosmos RC-1000. Ces barres ont cependant l’avantage de surélever le châssis afin de favoriser la prise d’air ventrale. Sous le Cosmos S on a en effet droit à une large grille dédiée à l’alimentation et à une grille centrale au-dessus de laquelle peut venir se loger un ventilateur optionnel de 120 millimètres. On appréciera la présence à ce niveau de deux filtres anti-poussières, l’un sous le boîtier (pour le 120mm) et l’un à l’intérieur, sous l’alimentation. Ils sont tous deux amovibles et lavables.
La face avant du Cosmos S très « ouvert » tranche avec l’étanchéité de celle du Cosmos RC-1000. On se rappellera en effet que les baies 5 pouces ¼ du RC-1000 sont dissimulées derrière une imposante porte. C’est une illustration de la philosophie différente de ces deux boîtiers : silence pour le RC-1000 et performances de refroidissement pour le RC-1100. Deuxième différence, les baies 5 pouces ¼ qui sont ici au nombre de 7 au lieu de 5 sur le Cosmos RC-1000. En outre, le bas du boîtier est également au format 5 pouces ¼ avec 3 caches à ce format derrière lesquels se trouve la baie destinée à accueillir les disques durs. On a donc droit à une face avant uniforme donnant l’impression d’avoir à disposition 10 baies 5 pouces ¼. Ces caches sont tous grillagés et dotés d’un filtre anti-poussière non amovible. Pas une tare pour autant puisque chaque cache se retire très facilement en les déclipsant. Cooler Master a ici soigné l’esthétique de sa face avant en cachant ces clips derrière deux mini-portes situées de part et d’autres des baies 5 pouces ¼. Contrairement au Thermaltake Armor +, il ne faut pas ouvrir ces deux portes pour insérer ou éjecter un disque optique. Elles ne servent que lors de l’installation de périphériques.
Au sommet du boîtier se trouve un « V » rouge au-dessus duquel on a droit au bouton de mise sous tension tandis que le bouton « reset » brille par son absence. On trouve par contre une diode rouge témoignant de l’activité du disque dur. Pas de diodes pour témoigner de la mise sous tension ni de câble à brancher à la carte mère. La raison est simple, le bouton de mise sous tension s’illumine de rouge et sa lumière est alimentée par un câble venant de la rallonge ATX 24 broches sur laquelle il faut brancher l’alimentation. Le bouton de mise en marche du Cosmos S est particulier car il suffit de l’effleurer du doigt. Aucune pression n’est nécessaire et cela peut s’avérer problématique si vous le touchez par mégarde en utilisant les entrées/sorties situées au-dessus du bouton. Selon la façon dont vous aurez configuré votre bios, votre PC s’éteindra ou se mettra en veille.
Les entrées/sorties sont nombreuses et complètes : 4 ports USB 2.0, 1 port Firewire, 1 port eSata, une entrée micro et une sortie casque. Les pinailleurs diront qu’il manque une entrée mini-Firewire. Ces entrées/sorties peuvent se dissimuler derrière un clapet coulissant tandis que des diodes lumineuses rouges situées sous les entrées/sorties permettront de les reconnaître dans le noir. Dommage par contre d’avoir positionné ces entrées/sorties sur le sommet du boîtier et en arrière de la face avant. Ce boîtier étant haut, le fait de le placer sous un bureau entame leur accessibilité. Derrière les entrées/sorties du Cosmos, on avait droit à un emplacement plane sur lequel il était possible de déposer des objets comme un disque externe par exemple. Ce n’est plus possible sur le Cosmos S car le dessus du boîtier est entièrement grillagé à cause de la possibilité d’intégrer 3 ventilateurs de 120 millimètres au sommet du châssis. Cooler Master n’a pas voulu laisser la possibilité de poser des objets au-dessus de la tour afin de ne pas boucher l’évacuation de l’air chaud. Cette grille se retire en enlevant une vis à main à l’arrière et donne accès aux 3 emplacements.
On pourrait se demander pourquoi Cooler Master donne accès à cette partie car l’intégration d’un radiateur de watercooling à cet endroit nous semble malaisé à cause de l’espace disponible : 2 centimètres de haut au maximum, 38 centimètres de long et 13.5 centimètres de large. En outre, il faudrait un radiateur avec les sorties à l’horizontale et non à la verticale. Si un radiateur de watercooling doit être intégré au sommet du boîtier, ce sera à l’intérieur du châssis puisqu’on a droit à un écart de 7 centimètres entre le sommet du boîtier et la carte mère. Ceux qui voudront installer de gros radiateurs pourraient alors trouver leur bonheur en vissant le radiateur dans le châssis et les 3 ventilateurs à l’extérieur, au sommet du boîtier. Dans pareil cas, le fait de donner un accès à cette partie via le retrait de la grille supérieure prend du sens.
Le côté droit du boîtier est classique avec une plaque à effet aluminium du plus bel effet mais très sensible aux traces de doigts. Comme sur le Cosmos RC-1000, le retrait des portes latérales est d’une simplicité enfantine. Il suffit de pousser un loquet à l’arrière du châssis pour dégager la porte qui va s’ouvrir du haut vers le bas. Rappelons ici que ce principe pratique est également dangereux. Si par malheur vous effleurez un des loquets lors du transport du boîtier, la porte basculera et avec un peu de malchance elle tombera à terre comme cela nous est arrivé avec le Cosmos RC-1000, brisant au passage un objectif de notre Canon EOS 350D qui traînait là où il ne fallait pas. Contrairement aux portes du RC-1000, celles du Cosmos S ne sont pas recouvertes de mousse anti-bruit. C’est logique vu que c’est le refroidissement que le Cosmos S met à l’honneur. En outre, poser de la mousse anti-bruit sur la porte latérale gauche aurait été impossible vu qu’elle fait office d’énorme grille d’aération. Elle est en effet en très grande partie grillagée et entièrement protégée de l’intrusion de poussières par un filtre, non amovible. En face des cartes graphiques, Cooler Master a disposé un ventilateur de 200 millimètres de diamètre, rien que ça. Il n’a pas un rôle d’extraction mais d’apport d’air frais pour les cartes graphiques.
L’arrière propose une disposition qui se popularise de plus en plus avec l’alimentation en bas. Pour le reste, on remarque une grille d’aération au-dessus des slots d’extension, l’emplacement pour le 120 millimètres en extraction arrière et deux passe-câbles pour des tuyaux de watercooling. Il ressort de cet examen extérieur un sentiment de robustesse et de qualité de fabrication d’un niveau très élevé. Chaque pièce est correctement usinée et l’assemblage ne souffre aucune critique.