
La sortie simultanée du format MXM et du GeForce 6800Go est l'occasion pour NVIDIA de dévoiler officiellement les fonctions incluses dans le fameux processeur vidéo intégré aux GeForce 6. Autant être clair, Le Video Processor Engine n'a aucun point commun avec le Videoshader d'ATI. Plutôt que de s'appuyer sur les Pixel shaders, NVIDIA a préféré développer une puce vidéo indépendante avec les avantages et les inconvénients qui en découlent.
Totalement programmable, ce processeur est commun à toutes les cartes GeForce 6 si l'on excepte le décodage HD-DVD qui semble inactif sur les modèles AGP du fait d'un bug hardware au sein de la puce. Dans ce cas, la lecture des DVD haute définition s'appuie encore fortement sur le processeur central et à moins d'un Pentium 4 3.0 GHz ou équivalent, il ne faut pas espérer une lecture fluide. Le VPE (Video Processor Engine) est totalement indépendant de la puissance 3D de la puce et offrira donc les mêmes possibilités sur les cartes bas de gamme, milieu de gamme et haut de gamme. Evidemment, une processeur de cette complexité a un prix qui se compte ici en transistors: environ 25 millions d'après NVIDIA. S'il est presque noyé au milieu des 222 millions de transistors du 6800 Ultra, le VPE risque donc de peser lourd sur les modèles bas de gamme du fabricant qui devraient descendre en dessous des 100 millions de transistors, mais nous n'en sommes pas encore là.
Mis en avant par NVIDIA, le décodage HD-DVD mérite le détour. Alors qu'une vidéo à ce format est à peine lisible sur une configuration à base de Pentium 4 3.2 GHz, la prise en charge du décodage par le VPE fait tomber l'utilisation processeur aux alentours des 30%. Au delà de cet argument très marketing, le VPE est actuellement capable d'effectuer une dizaine d'effets assez impressionnants et la liste devrait s'allonger au fil du temps avec l'avancée des drivers dans ce domaine. On peut citer entre autres la prise en charge de l'encodage MPEG-2 qui devrait ravir les cinéastes amateurs, la correction gamma, le 3:2 pull down correction ou l'advanced motion adaptive de-interlacing. Les captures ci-dessous illustrent ces fonctions. Il s'agit cependant de captures fournies par NVIDIA et à donc prendre avec les précautions d'usage...
Deinterlacing et Deinterlacing vertical
Extended Colors Support et 3:2 Pulldown Correction
Le VPE a donc un potentiel indéniable et la longévité de son support par NVIDIA dépendra à n'en pas douter de son succès auprès des clients de la marque. A première vue, il n'y a pas trop de soucis à se faire de ce côté, le californien ayant semble-t-il la ferme intention de généraliser le VPE à l'ensemble de ses puces. Une telle distribution incitera les développeurs à prendre en charge ces nouvelles fonctions.