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| 08/12/2004
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Les cartes ATI

Afin de juger de l'influence du PEG Link Mode sur les cartes graphiques équipées d'un chipset ATI, nous avons pu disposer de deux cartes au format PCI Express. La première, de marque Asus, était une Radeon X800 XT. La seconde a été une carte de référence ATI, équipée d'une puce Radeon X700 Pro. Dans chacun des cas, nous avons modifié progressivement le mode du PEG Link dans le BIOS de la carte mère, en partant de ce qui permet d'obtenir la fréquence de base de la carte (mode Lent) jusqu'au mode le plus rapide (Faster).

Malgré nos essais répétés, il nous a tout bonnement été impossible d'obtenir le moindre changement de fréquence sur la carte de référence ATI, et ce quel que soit le mode sélectionné. Elle restait à sa fréquence de base, bien qu'il soit possible via des utilitaires type Powerstrip d'en modifier la fréquence de fonctionnement sous Windows. Contacté à ce sujet, Asus nous a précisé que cela était dû à l'absence d'informations sur la carte graphique au sein du BIOS de la carte mère. Ce point n'est en soi pas réellement surprenant, puisque la carte graphique utilisée n'est pas destinée à être vendue dans le commerce. Néanmoins, il y a fort à parier que pour faire fonctionner le PEG Link Mode sur les cartes graphiques récemment disponibles il faudra procéder à une mise à jour du BIOS de la carte mère, pour autant qu'Asus soit réactif face aux nouvelles cartes graphiques qui arrivent sur le marché. Bien que les utilitaires Asus Update permettant de procéder à cette mise à jour directement sous Windows soient très efficaces, la mise à jour d'un BIOS reste malgré tout une opération comportant une petite part de risque, et il faudra peser le pour et le contre avant de procéder.

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En ce qui concerne l'Asus X800 XT, celle-ci s'est montrée plus coopérative, puisque cette fois nous avons effectivement pu constater une augmentation de fréquence VPU et mémoire. Néanmoins, et à l'instar de ce que nous avions pu voir avec l'Abit X600 Pro lors de nos tests de cartes mères, les différences entre les modes disponibles n'ont pas été flagrantes. En effet, la X600 Pro conservait des fréquences semblables (et supérieures aux fréquences initiales) en mode Auto, Slow, Normal et Fast, et seul le mode Faster se différenciait de ceux-ci. Avec la X800 Pro, les différences ont été inexistantes : dans tous les cas, nous sommes restés bloqués à 525 MHz pour la mémoire et le VPU, pour des fréquences initiales de 500 MHz dans les deux cas en mode Slow. Ces résultats nous ont quelque peu surpris, étant donné qu'un certain nombre de X800 XT se montrent nettement plus tolérantes en overclocking… mais en version AGP. Il semble en effet que les versions PCI Express sont moins faciles à faire monter en fréquence, et Asus est clairement conscient de ce fait en limitant cet overclocking à des valeurs peu élevées via le PEG Link Mode.

D'ailleurs, un simple test d'overclocking à l'aide d'ATI Tool nous a montré que nous étions effectivement proches des valeurs limites, puisqu'à 530/530 MHz nous pouvions déjà noter la présence d'artefacts. Notons également une certaine intelligence de la part des ingénieurs d'Asus : plutôt que d'augmenter graduellement les fréquences selon le mode sélectionné, ce qui serait revenu à gagner 7 à 8 MHz d'un mode à l'autre, le choix de sélectionner directement des valeurs d'overclocking plus importantes nous semble plus judicieux. En effet, quel intérêt aurait eu une poignée de MHz gagnée pour les performances ? Au mieux une à deux images par seconde de plus, ce qui ne change pas fondamentalement la vie d'un joueur. Les 25 MHz gagnés ici ont au moins le mérite d'être proche de la limite de la carte tout en ayant un certain impact sur les performances. Certes, cela reste en deçà de ce qui avait été obtenu avec la X600 Pro, mais cette dernière était plus tolérante en overclocking.

Voici donc les gains en fréquences et en performances obtenus sur l'Asus X800 XT :

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