Antec est plutôt actif en cette année 2007 puisque les nouveautés présentées lors du CES, du CeBIT et du Computex furent nombreuses. Parmi celles-ci, on notera l’arrivée du premier boîtier externe pour disque dur de la firme californienne : le MX-1. Ce dernier intègre une nouvelle famille de produits baptisée Veris. Cette « gamme » reprend selon Antec les produits qui vous permettront de vous monter votre Home Theater PC de rêve… Tout un programme. La gamme Veris reprend donc fort logiquement le boîtier Fusion et ses dérivés que sont le Fusion V2 et le Fusion Black. On y trouve également l’A/V Cooler, ce fameux système de refroidissement coûteux pour éléments audio et vidéo. Devraient également intégrer cette catégorie, le mini Fusion et le Fusion Max, aperçus lors de nos voyages sur les traditionnels salons informatiques…
Si tous les produits énoncés rentrent parfaitement dans une gamme réservée à des produits de type HTPC, on peut s’interroger sur le cas du MX-1. Un disque dur externe peut certes accompagner un PC de type Media Center mais ce n’est pas là son usage principal. Généralement, une telle solution sert de support de sauvegarde ou de périphérique de stockage nomade. Soit. Le MX-1 existe pour l’heure en une seule version mais nous avons pu voir lors du récent Computex deux autres déclinaisons proches de la commercialisation qui ne sont que des versions « cosmétiques ». En effet, l’une arborait une coque en carbone tandis que l’autre proposait une paroi transparente, idéale pour une combinaison avec un RaptorX.
Double connectique eSATA et USB 2.0
L’Antec MX-1 est donc un boîtier externe pouvant accueillir un disque dur 3.5 pouces doté d’une interface S-ATA. Antec parle d’une compatibilité avec les disques jusqu’à une capacité de 750 Go, ce qui ne nous a pas empêché de le tester avec succès avec un Hitachi Desktsar de 1 To. Ce boîtier propose deux types de connectique pour la liaison avec le PC : USB et eSATA. Comme toutes les solutions de ce type, le MX-1 est livré avec une alimentation externe prenant la forme d’un transformateur, très compact dans le cas présent. Cette alimentation se branche à l’arrière, endroit où se trouve les ports USB et eSATA, de même qu’un interrupteur 0/1 pour l’allumage et l’extinction. A l’avant, on n’a droit qu’à une diode bleutée s’animant lors des accès disques. On saluera le bundle complet intégrant un câble USB, un câble eSATA, un socle de maintien vertical et surtout une équerre PCI permettant de transformer un port S-ATA interne en port eSATA si la carte mère en est dépourvue.
Refroidissement soigné
Ce boîtier est plutôt volumineux, pas tant à cause de sa longueur ou de sa hauteur mais plutôt à cause de sa largeur de 5.7 centimètres. Cet embonpoint est à attribuer au ventilateur interne chargé de refroidir le disque dur. On a en effet droit à un blower de 85 millimètres situé sous l’électronique du disque. L’entrée d’air frais s’effectue par une grille située au sommet du boîtier, lorsqu’on le tient à l’horizontale. Cet air va alors passer au-dessus et derrière le disque avant d’être aspiré par le ventilateur qui va se charger d’éjecter l’air ainsi réchauffé par des grilles d’aération situées à l’arrière du MX-1, sous les entrées/sorties. Le concept ne manque pas de bonnes idées et en pratique, les résultats furent excellents. En effet, la température de notre disque dur Hitachi 1 To a varié entre 25 et 32°C tandis qu’un Samsung de 500 Go était situé entre 24 et 31°C. Difficile de faire mieux…
Installation : peut mieux faire...
L’installation n’est pas la partie la plus agréable de ce boîtier externe pour disque dur. Il faut en effet manipuler pas moins de 7 vis lors de cette étape. Une première très grande vis permet de dégager le panneau supérieur. On découvre alors le PCB comprenant les puces de conversion et les connecteurs pour le ventilateur et la diode d’activité. A noter qu’Antec recommande de déconnecter ces broches pour l’installation mais avec un peu d’habileté, on peut s’en passer. Si cependant, vous déconnectez ces câbles, veillez à mémoriser leur emplacement d’origine vu qu’ils ont tous deux la même forme et qu’il n’y a pas d’indications sur les câbles pour les démarquer. Pour visser le disque, il convient au préalable de retirer deux vis maintenant le support du disque au châssis du MX-1. On peut alors connecter le disque au PCB et visser quatre vis par-dessous, à travers des rondelles de silicone. On replace le tout, on revisse les deux vis précédentes et enfin on termine par le vissage de la très grande vis externe. Installation un peu laborieuse mais ne prenant pas plus de 10 minutes. En outre, vous ne changez pas le disque tous les jours, ce qui relègue ces quelques « difficultés » au rang d’anecdotes.
Minimisation des nuisances sonores
Depuis plusieurs années, Antec s’efforce de tout faire pour minimiser les nuisances sonores de ses produits et ce MX-1 n’échappe pas à la règle. Les parois latérales sont le résultat d’un assemblage de plastique et d’aluminium dans le but d’absorber les bruits de fonctionnement du ventilateur et du disque. A l’intérieur, le disque prend place sur de larges rails de silicone tandis que les vis traversent ce même silicone. Le support livré dans le bundle permettant de positionner le MX-1 à la verticale comporte de son côté quatre pads en mousse sur lesquels vient se poser le boîtier tandis que de la mousse recouvre les parties internes de ce socle. Et ces efforts sont payants puisqu’en fonctionnement avec le disque Hitachi de 1 To, le niveau sonore était très faible. Le ventilateur est inaudible tandis que le bruit de rotation des plateaux extrêmement bien contenu. Même les vibrations étaient très faibles au contraire de nombreux disques durs externes qui entrent en résonnance, bruit très vite insupportable.
Excellentes performances
En termes de performance, un disque dur externe ne vaut pas l’autre. D’une part de par le choix de l’interface : USB, Firewire et eSATA et d’autre part par le choix des puces de conversion. Pour son MX-1, Antec semble avoir choisi du bon matériel vu les performances mesurées. Pour l’USB, on plafonne bien évidemment. Avec une connexion en eSATA, les performances s’envolent et sont du niveau d’un disque en S-ATA. Il n’y a en effet pas de différences entre un disque interne connecté à un port S-ATA et un disque externe connecté en eSATA. C’est un véritable bonheur par rapport aux débits offerts par l'USB 2.0. A titre d’illustration voici des test théoriques effectués avec H2BenchW et HDTach. Nous avons également effectué un test pratique consistant à transférer 128 fichiers totalisant près de 41 Go.
Conclusion
L’Antec MX-1 est une réussite si on le considère en tant que disque externe « fixe » servant d’espace de stockage supplémentaire ou en tant que solution de backup. Son encombrement et son poids en font en effet une solution sédentaire et non nomade. En même temps, considérer un disque 3.5 pouces externe comme une solution « nomade » est quelque part absurde vu qu’il faudra toujours se déplacer avec son alimentation, parfois lourde et volumineuse. Pour de véritables solutions nomades, il est plus opportun de se tourner vers un disque 2.5 pouces autoalimenté en USB.
On appréciera par contre sa double connectique USB 2.0/eSATA bien que pour le prix demandé de
50 euros, on aurait pu espérer une sortie RJ45 histoire d’en faire un NAS bon marché. Au-delà de cela, ce boîtier pour disque dur est très bien conçu, dispose d’une très bonne qualité de fabrication et d’un bundle complet incluant une équerre PCI S-ATA vers eSATA. Malgré la présence d’un ventilateur, le niveau sonore est très bas au point de s’imaginer qu’il n’y a en réalité pas de ventilateur. Mais grâce à ce dernier, le refroidissement est excellent tandis que les vibrations et bruit du disque sont très bien filtrés par les pads de silicone et les panneaux latéraux. Pour un premier coup d’essai dans le monde des boîtiers externes pour disque dur, Antec réussit un très joli coup avec ce MX-1...