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Guillaume Louel | 10/05/2007
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La fin d'XScale, UMPC, MID : Tout dans l'IA

Si Intel s’est séparé au milieu de l’année dernière de son activité XScale, revendue à Marvell, le constructeur a cependant gardé une licence. Il continue à en intégrer dans certains de ses produits mais on a droit également à de nouveaux développements comme le « CE 2110 », un SoC (System on a Chip) mêlant processeur XScale à 1 GHz, core graphique décodant MPEG-2 et H.264, contrôleur mémoire et gestion d’entrées/sorties. C’est le tout dernier tour de piste d’XScale puisque le constructeur veut apporter l’architecture IA à tous les niveaux, que ce soit dans l’intégration de produits électroniques grand public (set top box, etc…) ou autres.

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Le CE2110, la fin de XScale...


Tout dans l’IA



Vous devez commencer à saisir la tendance de cet IDF, Intel mise tout sur son architecture x86 (qu’ils appellent IA32 ou IA). C’est le cas pour Larrabee où ils souhaitent transformer le GPU en une puce SSE4, et c’est également le cas pour remplacer les XScale intégrés. Actuellement, Intel cumule deux solutions différentes, le CE 2110 mentionné ci-dessus pour les usages les moins gourmands, et ses puces IA d’entrée de gamme, que l’on retrouve par exemple dans l’Apple TV. Il est, dans cette machine, accompagné d’un GPU et d’un chipset, ce qui n’est pas optimal d’un point de vue taille et coûts.


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Le concept du System on a chip : Tolopaï


C’est donc sans trop de surprises qu’Intel va proposer l’année prochaine un System on a Chip de type x86 : l’intégration dans un même package d’un processeur d’entrée de gamme, d’un contrôleur mémoire, d’un chipset, d’une partie graphique avec décodage audio/vidéo. On en aura aperçu une version « entreprise » dans les mains de Pat Gelsinger, le Tolapaï. Il est possible que la version media porte un autre nom de code, mais les petits gars d’Intel ne l’ont pas partagé avec nous. Tout ceci nous rappelle bien entendu le projet Timna, l’ « echec » de la carrière de Mooly Eden (vice président des plateformes mobiles d’Intel, à qui l’on doit l’existence du Pentium M, et donc des Core Duo et Core 2 Duo, il est donc amplement pardonné à nos yeux) qui avait travaillé sur un SoC à base de Celeron. L’erreur fut de miser sur la mémoire RDRAM dont les prix restaient trop élevés pour rendre la solution viable. D’autant plus drôle que nous avions titillé Mooly Eden sur ce sujet précis (il assume d’ailleurs très bien et explique avoir beaucoup appris de ce projet) lors d’une interview plus tôt dans le mois (dans le numéro 193 de Joystick, séquence promo). Les hasards…

Vive l’Origami !



Vous vous souvenez peut être de cette vidéo qui faisait partie d’une des pires tentatives de « marketing viral » de la part de Microsoft. Une vidéo tapageuse, et des photos/rumeurs relayées par des blogs « amis » de la société qui avaient un peu trop fait monter la sauce (engadget en première ligne). Des tas de promesses pour ce qui sera au final un bon gros ratage. Les prototypes d’UMPC ont tardé à arriver, dans un format un peu plus gros que prévu et avec des performances pas vraiment excitantes. L’UMPC étant basé, rappelons-le, sur une plateforme Intel.

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L'UMPC, c'est ça... et c'est lent...

Du coup, on pourrait se dire qu’il était hors de question qu’Intel refasse les mêmes erreurs que Microsoft en en promettant trop. Sauf que… Enfin, faites vous votre propre idée en regardant cette vidéo, apparue « comme par miracle » sur YouTube à la veille de l’IDF…

Ca y’est ? Tout ceci est bien sympathique et l’on va garder cette vidéo dans un coin pour nous assurer qu’Intel tiendra bien ses promesses. Dans le lot, il y a la capacité d’exécuter les mêmes applications sur PC que sur les périphériques mobiles et qu’elles puissent (réellement) interopérer les unes avec les autres (sans procédé complexe de synchronisation comme actuellement). Pour cela, il faut utiliser la même architecture, et quoi de mieux que de tenter d’imposer l’architecture x86 dans les futurs périphériques de mobilité. Oui, c’est aussi comme ça qu’on appelle les clones d’iPhone. Notre taquinement sur ce sujet n’est pas totalement anodin, car si Apple a adopté des tas de produits proposés par Intel, l’iPhone n’utilise pas un processeur de la marque. Ce genre de choses a le don d’agacer et donc on n’est pas franchement étonné de voir qu’Intel fasse un tas de promesses sur ce futur marché de périphériques mobiles qui potentiellement pourraient très bien se vendre.

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La version politiquement correcte de la traitrise ? Early Indicator !

On part donc du concept des UMPC pour en réduire encore la taille. Et encore une fois, c’est le 45 nanomètres qui arrive à la rescousse puisqu’il permet de réaliser un processeur ultra basse consommation, à taille réduite et aux performances pas trop mauvaises (le Silverthorne), le tout accompagné d’un chipset « unique » (Poulsbo). Le nom de la plateforme ? Menlow. Par rapport à l’actuelle McCaslin, Intel divise par 4 la dissipation thermique, la consommation, et la taille globale, tout en diminuant le coût de 40%. Ce qui permet de réaliser en avance une des promesses faites par Paul Ottelini lorsqu’il a repris les rennes de la société : réduire par un facteur de 10 la consommation, la taille et la dissipation thermique des puces de l’époque. Comme quoi, quand ils veulent…

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Menlow, Silverthorne, et quelques chiffres...


L’autre particularité de Menlow tient dans les systèmes d’exploitations supportés. Vous l’aurez remarqué, Intel se sent souvent obligé de lier ses plateformes matérielles à l’utilisation d’un OS particulier. Qui très souvent, pour ne pas dire systématiquement, vient de chez Microsoft. C’est le cas par exemple de VIIV qui impose l’utilisation de Windows Media Center (version XP ou Vista). De la même manière, l’UMPC était lié à l’utilisation d’un OS de Microsoft. Alors, allez savoir si Intel à été frappé par le communisme, mais Menlow sera « compatilble » Windows ET Linux. Mieux, Intel annonce qu’il codéveloppera une version de Linux adaptée à ses périphériques (les MID : Mobile Internet Devices) baptisé Midinux (de grands créatifs, ces ingénieurs). L’implication dans Linux d’Intel est intéressante, et l’on espère que cela préfigurera d’autres collaborations, pour, au hasard, un VIIV Linux…
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