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Stéphane Charpentier | 23/03/2007
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Pour conclure

Nous ne tenterons pas des conclusions et analyses définitives ici. Nous préférons laisser la parole à ceux qui ont vécu le CeBIT de l'intérieur, à savoir Tanguy et votre serviteur... Olivier n'étant pas un féru de matériel informatique comme nous le sommes, considérez ses conclusions comme étant les photos de la page "à part ça" (Olivier, si tu nous regardes ;-))

La conclusion de Tanguy



Si le CeBIT est le plus grand salon informatique d’Europe, il est délaissé par de plus en plus d’acteurs de l’industrie IT que ce soit NVIDIA, Shuttle ou encore de la téléphonie comme Nokia. Ce salon devient de plus en plus élitiste, le billet d’entrée n’est clairement pas donné, et beaucoup préfèrent consacrer ce budget conséquent à des opérations marketings plus proches du consommateur. Le constructeur Shuttle a d’ailleurs rebondi de manière humoristique sur son site Internet avec un logo SeeIT (cf. cette actualité).

OCZ Neural Impulse ActuatorMais ne soyons pas mauvaises langues, des nouveautés au CeBIT, il y en avait : les cartes mères Intel P35 et G33, des nouveaux ventirads chez Cooler Master, Arctic Cooling, Zero Therm et Thermaltake, des nouvelles alimentations chez Seasonic, Arctic Cooling et Xilence, le Reserator XT chez Zalman, le Neural Impulse Actuator d’OCZ, un gadget bluffant mais qui n’a pas vraiment d’intérêt et bien d’autres encore comme vous avez pu le voir dans notre compte rendu.

Malgré tout, que faut-il retenir ? La présence des premières cartes graphiques Radeon X2900XTX avec leur R600 qui est bel et bien fonctionnel même si elles n’ont pas été présentées officiellement. La présentation, plutôt convaincante, des premiers disques SSD à destination du grand public chez Sandisk. La divulgation des premières GeForce 8600 chez MSI et chez d’autres partenaires. Et enfin, pour finir, la démonstration par l’absurde d’Enermax avec sa configuration monstrueuse (Quad Opteron et 24 disques durs en Raid) pour une consommation de 922 Watts qui aura marqué les esprits mais n’aura toujours pas fait changer la politique des constructeurs d’alimentations qui misent encore sur le « toujours plus ».

Au final, un bilan plutôt positif pour ce CeBIT même si nous n’avons pas vu de véritables produits incontournables.

La conclusion de Stéphane



DDR3 CeBIT 2007Le CeBIT, je ne voulais pas y aller. Finalement, une fois sur place, cela reste plaisant de voir les confrères autour d'un verre, de rencontrer les fabricants, bref de discuter en vrai avec des gens que nous côtoyons tous les jours dans notre messagerie instantanée. Heureusement d'ailleurs que le CeBIT a cet intérêt là car du côté des nouveaux produits, il y avait de quoi rester sur sa faim. Si certaines nouveautés ont fait une timide apparition comme la DDR3 et les nouveaux chipsets Intel la supportant, cela ne soulève pas un grand intérêt. Pourquoi ? En ce qui me concerne, je pense que le passage à la DDR3 souffrira du même problème que le passage à la DDR2, à savoir un manque d'intérêt de la part du consommateur faute de bond en avant des performances sans compter un nouvel investissement dans des barrettes mémoire. Par contre, il faudra bien y passer à un moment, tout comme nous sommes bien obligés de passer à la DDR2.

C'est un constat général que je tire à propos des dernières évolutions en matière de cartes mères et de processeurs. S'il est vrai que l'apport d'un processeur dual core peut s'avérer intéressant, je ne suis pas certain par contre que nombreux soient les consommateurs à en tirer réellement profit. J'en veux pour preuve mon PC familial à base de Pentium 4 C socket 478 et de DDR400. Il a été monté il y a 3 ans et je ne suis pas prêt de le changer de sitôt tant il convient parfaitement à l'usage que j'en fais et je ne dois pas être le seul, à savoir bureautique, surf sur le web, des retouches photos et de temps à autres, un peu d'édition vidéo. Le PC "professionnel" est de son côté à base de Core 2 Duo E6600 et si je constate une plus grande rapidité de traitement dans certaines applications, on ne peut pas considérer que le PC familial me fasse attendre des minutes, voire des dizaines de secondes quand le PC "professionnel a fini la même tâche...

Certes, avec pareil discours, certains vont me rétorquer que sans les nouvelles technologies qui n'apportent a priori pas grand chose au départ, on en serait encore aux cartes perforées. Comme dirait l'autre, c'est pas faux. Sauf qu'il y a une dizaine d'années, quand on changeait son processeur et sa carte mère pour des modèles plus récents, la différence de performances était diablement plus impressionnante. Aujourd'hui, c'est nettement moins flagrant et il suffit pour s'en convaincre de constater les performances de la DDR400 par rapport à la DDR2. Il n'y a qu'au niveau des cartes graphiques que chaque génération apporte un gain non négligeable en performances. Reste à savoir si les augmentations de performances sont utiles pour celui qui tourne en 1024x768 sur un LCD 17 pouces. Je pourrais paraître blasé mais j'en suis très loin. Découvrir de nouveaux produits reste toujours intéressant, je constate simplement que la course à la performance s'essouffle et que par exemple les performances des futurs processeurs FSB 1333 d'Intel ne surprendront personne.

Au delà de ça, je retiendrai plus concrètement de ce CeBIT l'absence de NVIDIA, de Shuttle, d'AOpen, l'absence des boîtiers Gigabyte présents en masse l'année dernière, l'abandon des barebones par Biostar par manque d'intérêt du public qui lui préfère largement les ordinateurs portables, la course aux watts des fabricants d'alimentation, la multiplication des boîtiers Media Center et le nombre incroyable de solutions de refroidissement pour processeur. Je retiendrai également la montée en puissance de Zalman dont le stand est plus grand chaque année et dont les ventes aux OEM ne font que monter en flèche. Je les salue au passage pour leur abandon (enfin) de la licence Fatal1ty. Je reste déçu par le stand Asus qui ne change pas d'années en années mais surtout qui était pauvre en nouveauté pour cette édition 2007. Enfin, je garderai longtemps en mémoire la fébrilité des partenaires d'ATI qui avaient peur qu'on prenne en photo leur R600, allant même jusqu'à nous mentir sur la présence de la carte en coulisses alors que nous savions qu'elle était là. Et c'est finalement le paradoxe d'AMD qui avait un stand énorme alors qu'ils avaient au final peu de choses à montrer, et certainement pas le R600 qui se laisse toujours désirer. Pour conclure, je dirais : vivement le Computex qui devrait être comme toujours plus attrayant et certainement plus dépaysant...
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