
Avec ce Nine Hundred, Antec vise le marché des gamers un peu comme le fabricant l’a déjà fait par le passé avec le LanBoy et le Super Lanboy. Est-ce que ce boîtier est convaincant pour cette tranche de la population des passionnés de hardware ? Oui et non… "Non" parce que pour un boîtier de gamers, il est lourd à cause de son châssis en acier et non en aluminium. Les amateurs de LAN Party en seront dès lors pour leurs frais. Les gamers à domicile par contre négligeront cet inconvénient. "Non" parce que son aménagement intérieur n’est pas assez large pour accueillir les GeForce 8800 GTX sans condamner des emplacements pour disques durs. Cependant grâce à sa modularité au niveau de ses 9 baies qui peuvent s’interchanger de nombreuses manières, il y aura moyen de trouver une solution satisfaisante en remontant par exemple un des modules pouvant accueillir trois disques durs. "Non" parce qu’Antec ne doit pas confondre gamers et amateur de tuning. En effet, tous les gamers ne seront pas forcément ravis d’avoir une porte latérale avec une partie transparente en plexiglas et deux ventilateurs lumineux en façade. A ce niveau, la porte percée aurait pu être proposée en option comme elle l’était sur le P160.
"Oui" parce que ce boîtier offre un refroidissement de premier ordre qui va permettre de tenir au frais les configurations les plus musclées, y compris à base de SLI ou de Crossfire. Avec 4 emplacements pour ventilateur de 120 millimètre et un emplacement pour ventilateur de 200 millimètres en son sommet, le Nine Hundred est prêt à faire face à n’importe quelle configuration. Cerise sur le gâteau, 4 ventilateurs sont fournis avec le boîtier, trois 120 millimètres et le 200 millimètres. "Oui" parce que comme déjà signalé avec ses 9 baies frontales modulables, il autorise de nombreuses combinaisons de périphériques 5 pouces ¼ et 3 pouces ½ pouvant accueillir toutes sortes d’accessoires comme des rhéobus, des lecteurs de cartes mémoire, etc. "Oui" parce que son prix est somme toute modéré par rapport à la concurrence dans ce domaine.
A 100 euros, il doit lutter contre le P160W, toujours d’Antec, et le Gigabyte 3D Aurora. A des tarifs un peu plus élevés, on trouve une armée de boîtiers Thermaltake et Cooler Master pouvant jouer les prétendants mais aucun n’offre quatre ventilateurs comme le Nine Hundred.

Comme vous le constatez, le bilan pour le gamer est mitigé. Et pour l’utilisateur standard ? Ce boîtier est intéressant si vous faites fi de la porte en plexiglas qui pourra en rebuter plus d’un. Mais il ne faudrait cependant pas occulter que grâce à ses nombreuses possibilités de refroidissement, il y a moyen d’arriver à se monter dans ce Nine Hundred une configuration puissante et silencieuse. Comme nous avons pu le constater, le 200 millimètres seul au minimum, à 400 rotations par minute, offre un bon compromis refroidissement/nuisances sonores. En outre grâce à sa structure très ouverte, aucun composant ne se trouvera dans une situation de surchauffe même avec une ventilation faible. Mais l’utilisateur standard, comme le gamer, ne pourra que pester contre l’absence de filtres anti-poussières malgré les nombreuses grilles en façade. Il pourra aussi trouver l’installation laborieuse à cause des trop nombreuses vis à manipuler et il pourra encore regretter le câble Firewire trop court ou encore l’espace un peu faible entre la carte mère et les baies frontales afin de correctement ranger les fils dans les serre-câbles.
Au final, on ne peut pas dire de ce Nine Hundred qu’il soit un mauvais boîtier mais comme souvent Antec délaisse quelques détails qui feraient de ses boîtiers des produits parfaits. Antec nous sortirait le même boîtier sans porte en plexiglas, avec des filtres anti-poussières, avec des ventilateurs non-lumineux à l’avant et avec une installation et une maintenance un peu moins contaminées par la manipulation des vis que nous pourrions crier au produit exceptionnel. Mais ce n’est pas encore pour cette fois malheureusement…