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Stéphane Charpentier | 13/02/2007
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Conclusion

Advance 2610L’art de conclure sans donner l’impression de lyncher un produit, voilà le livre que je devrais lire avant de commencer à écrire ces lignes. Mais malheureusement le temps me manque pour ce genre de lecture et je n’irai pas par quatre chemins. Si par hasard ce boîtier croise votre route, changez de trottoir, faites demi-tour, fuyiez que diable ! Si vous ne le faites pas, voilà ce qui vous attend. Premièrement, sous ces airs élégants, il vous dépouillera de presque 100 euros. Vous aurez dans un premier temps l’impression d’avoir fait un bon achat car sur le papier, il apparaît intéressant : 2 emplacements 5 pouces ¼, 2 emplacements 3 pouces ½, accepte les cartes mères ATX et Micro-ATX, est compatible avec les alimentations de format standard et est livré avec une télécommande iMon. Ca c’est tant qu’il reste dans sa boîte en carton.

Une fois sorti, il pourra toujours faire illusion quelques minutes, le temps que vous commenciez à l’examiner de près et que vous commenciez à l’installer. Difficile de savoir par où commencer tant les imperfections et autres incohérences sont nombreuses. Sa façade avant a un aspect d’aluminium brossé mais au toucher on a plutôt l’impression d’avoir à faire à du plastique. Les clapets dissimulant les entrées/sorties et l’emplacement 3 pouces ½ externe sont de leur côté mal ajustés et la pièce de plastique qui retient les loquets doit avoir un MTBF (MeanTime between Failure, le temps de fonctionnement entre les pannes) de quelques semaines tout au plus. D’autant plus que le clapet de l’emplacement 3 pouces ½, vous risquez de l’utiliser souvent car se cache derrière lui, roulement de tambours, le port infrarouge ! Avec le clapet fermé, la télécommande est inutilisable et c’est donc clapet ouvert qu’elle devient fonctionnelle. Si vous trouvez cela esthétique, ne fermez plus le clapet, vous épargnerez alors ce pauvre morceau de plastique mou qui lutte pour retenir le clapet. Pour terminer sur cette face avant, n’oublions pas les caches pour lecteur optique qui sont très fins et qui une fois ouverts, rendent très difficile d’accès le bouton d’éjection. Ah oui, j’oubliais le clapet latéral qui permet de dégager la face avant : il n’est que collé à la face avant et a terminé dans notre main après quelques manipulations.

Advance 2610Après ces déceptions, vous vous dites que ce boîtier Advance HTPC 2610 va se rattraper à l’intérieur. En fait… non. Pour l’installation, vous devrez retirer non seulement le panneau supérieur mais également le panneau frontal et le panneau ventral. Au passage en retirant ce dernier, vous vous demanderez mais… où sont les pieds ? Dans la boîte du bundle, ce qui n’est pas inédit. Ce qui est moins courant par contre, c’est le fait qu’il faille coller les pieds là où bon vous semble puisque aucune visserie n’est prévue à ce niveau. Au passage vous remarquerez que malgré toutes vos précautions, la peinture se fait déjà la malle. Je disais au début de l’article qu’il n’existait qu’en noir mais avec un peu d’effort, il devrait rapidement devenir gris acier. S’il faut retirer la partie ventrale, c’est parce que la fixation des disques durs se fait par en dessous et par au-dessus. Ce n’est pas une tare en soi, juste une manipulation à faire pour vous aider à bien abîmer la peinture.

Une fois les disques durs et le ou les lecteur(s) optique(s) installé(s), ce qui se fait facilement avouons-le, vient l’épisode de l’alimentation. Cette dernière s’installe à l’avant avec son connecteur tourné vers la face avant et auquel il faut relier la rallonge qui va à l’arrière du PC. Autrement dit, le bouton 0/1 du bloc devient inaccessible et il ne vous restera plus que l’arrachage du cordon à l’arrière de l’Advance 2610 pour couper tout en cas de pépin. La position de l’alimentation pose un problème d’organisation des câbles qui se retrouvent pile au-dessus de la carte mère. Cette dernière, si elle est au format ATX, rentre par ailleurs au chausse-pied et certains connecteurs sont tout bonnement inaccessibles comme un connecteur IDE placé à l’horizontale. Si en outre votre carte graphique est un peu longue, vous aurez toutes les peines du monde à faire passer des nappes de la carte vers les périphériques optiques et les disques durs.

Bref au final, on ne peut dire qu’une chose de ce boîtier : c’est une catastrophe. Il est en quelque sorte tout ce qu’il ne faut pas faire quand on conçoit un boîtier. Un worst of en somme… Son prix eut été de 40 voire 50 euros, nous aurions été moins virulents à son égard. Cependant, il est vendu à des tarifs proches des 100 euros sans alimentation et affublés de tous ces défauts, sans oublier sa qualité de fabrication très moyenne. Bref, rabattez-vous sur le bien plus beau, mieux conçu et bien fini Antec NSK2400 qui est un Antec Fusion sans son bouton de volume et son écran VFD et avec une alimentation de 380 watts. On le trouve à partir de 83 euros, certes sans télécommande et compatible qu’avec les cartes Micro-ATX mais avec bien d’autres qualités que ce boîtier Advance «raté . Ah oui, ce boîtier a tout de même une qualité et promis nous n’allons pas être mauvaise langue : son refroidissement est bien pensé… mais c’est tout !
Advance 2610

Les plus
Les moins

+Possibilités de refroidissement

- Rapport prix/prestations
- Qualité de fabrication médiocre
- Aménagement intérieur mal pensé
- Clapets frontaux fragiles
- Télécommande inutilisable clapet fermé
- Pieds à coller
- Qualité de la peinture
- Câble audio frontale trop court
- Cache des cartes filles à arracher
- ...



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