
Vous n’êtes pas sans savoir que NVIDIA a enfin sorti un chipset «correct» pour les processeurs Core 2 Duo : le nForce 6. Exit donc le nForce 5 Intel Edition qui n’aura existé que quelques mois avant de disparaître à cause de son incapacité à monter en fréquence. Si vous souhaitez avoir plus de détails sur ce chipset, nous vous conseillons l
a lecture de l’article que nous lui avons consacré. Lors de ce dossier, nous avions utilisé une carte mère eVGA NF68 qui utilise le design de référence de NVIDIA. En réalité il s’agit d’une carte mère entièrement conçue par la firme au caméléon mais distribuée par eVGA. Cette carte était relativement intéressante et montait bien en overclocking bien que depuis la sortie du nForce 680i SLI, les overclockers en tous genre ont du mal à lui faire dépasser les 500 MHz alors que le chipset Intel P965 y parvient sans problèmes. Par contre cette carte a un défaut majeur : son prix. En effet, elle est disponible à un prix coup de fusil de 300 euros. Pas assez cher mon fils ? Pas de panique, nous avons trouvé une carte mère plus chère : la Asus Striker Extreme
annoncée à 350 euros ! On commence là à atteindre des sommets tarifaires qui frisent le ridicule. Le syndrôme Bugatti Veyron ? Bref, essayons de faire abstraction du prix et voyons ce qu’elle peut valoir face aux cartes mères déjà testées dans le cadre de nos articles disséquant les cartes mères :
Bundle : la liste est longue...
Pour 350 euros, on s’attend à un bundle énorme, gargantuesque, plantureux… Voyons cela :
- Panneau d’entrées/sorties + diode
- 3 sondes de température
- Manuel d’utilisation
- CD de pilotes (avec 3DMark 06 et une licence inclus)
- CD d’applications multimédia
- DVD du jeu Ghost Recon
- Micro soundMax avec réducteur de bruit
- Carte son 7.1 Asus Supreme FX
- Système de connexion Q-Connector
- Ventilateur de mosfets
- Porte-clés Republic of Gamers
- 1 nappe IDE
- 1 nappe floppy
- 1 équerre PCI avec 1 port Firewire
- 1 équerre PCI avec 2 ports USB 2.0
- 6 nappes S-ATA
- 3 adaptateurs Molex -> 2 connecteurs S-ATA
- 1 connecteur souple SLI
- 6 serre-câbles
Comme on le constate, la liste est longue et on a même droit à une licence de 3DMark06, série Republic of Gamers oblige. C’est en effet à cette gamme de cartes mères Asus qu’appartient la Striker Extreme comme la Crosshair pour socket AM2. Ce que l’on regrettera c’est de ne pas avoir d’antenne Wi-Fi comme sur les séries Deluxe chez Asus, ni de télécommande comme sur les séries DH. Pour 350 euros, nous nous attendions vraiment à un bundle full option.
On a par contre droit au micro avec réducteur de bruit et au système très pratique Q-Connector de connexions des câbles du boîtier. Au lieu de connecteur ces câbles sur la carte mère, vous les connectez à la petite pièce en plastique et ce sont ces dernières que vous connectez en une fois sur la carte mère : pratique et efficace pour les possesseurs de boîtiers étroits.
Au niveau des équerres PCI, on aurait aimé avoir une équerre avec quatre ports USB 2.0 supplémentaires et non deux. Vu que le nForce 680i supporte 10 ports et qu’il y en a quatre au niveau des entrées/sorties, c’eût été parfait. On a également droit à un panneau d’entrées/sorties qui va rétroclairer les symboles et inscriptions situés à côté de chaque entrée ou sortie. Pour ce faire, il faut connecter un câble à la carte mère, à côté des ports PS/2. Inutile donc indispensable.
La bundle comporte également 3 sondes de température à connecter sur la carte mère sur des pins proche d’un ventilateur. La sonde est à placer librement et peut influencer la vitesse de rotation du ventilateur si vous le paramétrez de la sorte dans le bios. Enfin, l’audio n’est pas embarqué sur la carte mère mais est inclus dans le bundle sous la forme d’une carte son 7.1 Supreme FX au format propriétaire. En effet, cela ressemble à du PCI-Express X1 mais c’est en réalité un PCI-Express X1 inversé. Le port dédié de la carte mère est donc exclusivement réservé à la carte son, tout comme cette carte n’est utilisable que sur les cartes mères Asus Republic of Gamers.
Spécifications
Inutile de dire que pour 350 euros, les fonctionnalités sont complètes. Mais, car il y a un mais, ici aussi on aurait pu s’attendre à un peu plus vu le tarif demandé. Par exemple, la Striker Extreme se contente d’offrir les 6 ports S-ATA du chipset NVIDIA, sans plus. Sur des cartes de plus en plus nombreuses, le nombre de ports S-ATA est de 7, 8 voire 9 sur l’ABIT AB9 Pro. Avec l’arrivée imminente en masse des périphériques optiques S-ATA et avec l’explosion des besoins en capacité de stockage, 6 ports peuvent être vus comme une limitation. Quoiqu’il en soit, pour 350 euros, le minimum aurait été de proposer 8 ports S-ATA internes. Il y a pourtant une puce supplémentaire Silicon Image pouvant proposer deux ports S-ATA supplémentaires mais Asus a utilisé cette puce pour les deux ports eSATA disposés au niveau des entrées/sorties. Pour terminer avec le stockage, signalons la présence d’un seul port IDE et d’un port pour lecteur de disquette.
Cette carte mère est parée pour les futurs processeurs Intel FSB1333 et supportent également les processeurs FSB1066, 800 et 533. Au niveau de la mémoire, on a droit à quatre slots supportant la DDR2 jusque 800 MHz tandis que le support de la SLI-Ready Memory (avec profils EPP) va jusque 1200 MHz. Les slots d’extension privilégient les ports PCI-Express X16, au nombre de 3. Le premier et le troisième sont câblés en x16 et supportent dex cartes graphiques NVIDIA en SLI 2x16. Le second port est quant à lui câblé en 8x. Le reste des slots se compose de deux ports PCI et d’un port PCI-Express X1 et non de deux. En effet, le premier est inversé et destiné à accueillir la carte son du bundle. Cette partie audio est confiée à une puce haut de gamme ADI 1988D 8 canaux. Les entrées/sorties sont au nombre de 8 avec 2 sorties digitales : 1 optique et 1 coaxiale. En vrac, on a encore droit à 10 ports USB, du Dual Gigabit LAN, du Firewire mais pas de port parallèle ni série, même pas au niveau des headers. Notons enfin la présence de 8 connecteurs pour ventilateur et de 3 connecteurs pour sondes de température. En résumé, c’est complet mais nous aurions espéré voir 8 ports S-ATA internes et pourquoi pas un port IDE supplémentaire. Ce n’est pas tant que ce soit absolument nécessaire mais vu le tarif exorbitant demandé et le fait que des cartes mères moins chères en proposent plus que 6, nous ne pouvions pas passer cela sous silence.
Layout : c'est beau une carte mère la nuit...

Commençons ce layout par son aspect visuel. En effet, ce qui distingue, entre autres, la Striker Extreme de sa congénère moins chère (270 euros quand même) P5N32-E SLI, c’est la présence tout d’abord de nombreuses diodes bleues disséminées un peu partout sur la carte. Elles ne s’illuminent que lorsque la carte est éteinte mais vous pouvez les éteindre via l’interrupteur situé au niveau des entrées/sorties, sous le mini écran LCD. Ce dernier a pour objectif de reporter lors du démarrage les codes du POST sous forme de texte. Cela pourra s’avérer utile si votre PC ne démarre pas et que n’avez aucune idée de la cause du problème. Après le démarrage, il affiche l’heure. Très utile à cet endroit… Asus aurait pu prévoir un cache au format 3 pouces ½ ou 5 pouces ¼ avec le même écran afin d’avoir accès à ces informations sans se contorsionner. Cet écran LCD peut bénéficier d’un rétroéclairage bleu si on active cette option dans le bios. Il accompagnera idéalement le rétroéclairage bleu des pictogrammes et inscriptions du panneau des entrées/sorties qui pour ce faire se connecte à la carte mère via un petit câble d’alimentation. Pour terminer sur ces éclairages en tous genre, signalons encore que les boutons poussoirs d’allumage, de redémarrage et de clear CMOS s’éclairent de vert et de rouge. Les amateurs de boîtiers en plexiglas apprécieront…
En regardant cette carte Striker Extreme, comment ne pas rater les radiateurs en cuivre et les caloducs. On dirait des montagnes russes pour insectes. Blague à part, on se demande quelle mouche a piqué Asus d’avoir recours à autant de cuivre quand on sait que cette matière se négocie actuellement à des tarifs très élevés. En outre, nous ne comprenons pas pourquoi Asus et d’autres s’évertuent à sortir des cartes mères pour gamers et autres overclockers avec des systèmes de refroidissement passifs. Un gamer a souvent des cartes graphiques puissantes, souvent bruyantes bien que les derniers modèles NVIDIA et ATI aient fait des efforts à ce niveau, et joue avec le son. Bref, un système passif n’est pas indispensable. L’overclocker de son côté aura vite fait de poser des ventilateurs additionnels sur ces radiateurs afin de pouvoir augmenter la tension délivrée au chipset sans risquer de surchauffe. Reste le cas des utilisateurs classiques fortunés qui voudront se payer la carte mère la plus chère et qui en plus veulent du silence…
On a donc ici un radiateur sur le MCP (southbridge) d’où part un premier caloduc qui traverse le radiateur du SPP (northbridge) avant de finir son trajet dans un haut radiateur surmontant les mosfets. Un second caloduc part du SPP et fait le tour du socket pour aller traverser un second radiateur dissipant la chaleur de la seconde série de mosfets. Ces radiateurs sont tellement hauts et si proches du socket que le radiateur Intel Box passe de justesse et que nous avons été incapables d’installer notre habituel Arctic Cooling Freezer 7 qui jusqu’ici a pu être utilisé sur toutes les cartes mères passées entre nos mains. Nous nous sommes rabattus sur un Zalman CNPS9500 LED qui lui passe sans soucis. Cependant, nombreux seront les ventirads à poser problème sur cette carte mère. A noter également que le heatpipe situé au-dessus du connecteur ATX +12 volts gêne quelque peu l’installation du connecteur d’alimentation.
Les slots DDR2 sont bien disposés et l’espace entre le socket et ces derniers est suffisant, de même qu’entre les loquets et le premier port PCI-Express X16. Derrière ces slots, on trouve le connecteur P-ATA, floppy et la prise d’alimentation à 24 broches. De ce côté-là, c’est fonctionnel. Les ports S-ATA sont aussi disposés idéalement, placés à l’horizontale, pile en face des baies 3 pouces ½ de la majorité des boîtiers du marché. Les headers USB et Firewire sont placés dans le bas de la carte, ce qui pourra rendre difficile la connexion des câbles. Cependant, il est de plus en plus rare de rencontrer des connecteurs USB et Firewire composés de fils désolidarisés. Généralement on a plutôt droit à des «sucres» en plastique regroupant tous les fils. Positionnés si bas, ces headers permettent néanmoins d’éviter des entremêlements de câbles ou encore le passage de fils entre les cartes filles. Les headers CD_In et de l’audio en façade sont pour leur part sur la carte son livrée dans le bundle. Cela signifie donc que ces câbles passeront derrière la carte graphique, ce qui n’est pas idéal pour l’audio frontale, les câbles du boîtier partant souvent du bas du châssis.
Les slots d’extension sont relativement bien disposés. On saluera le recours au premier et troisième port PCI-Express X16 pour le SLI, ce qui permettra à des cartes graphiques double slot de respirer. Cependant le recours à de pareilles cartes condamnera l’unique port PCI-Express X1 et un des deux ports PCI si vous montez deux cartes en SLI. Terminons par les connecteurs pour ventilateur qui étant au nombre de huit sont forcément placés là où vous en avez besoin. On pourra regretter par contre que seul le connecteur du ventilateur du processeur soit à quatre points. Dans l’ensemble, on peut dire que le layout est bien pensé mais que les radiateurs et leurs caloducs viennent réellement gâcher la fête…
Le Bios
Le bios est à l’image des fonctionnalités de la carte : complet. Les menus sont nombreux et les possibilités de réglages sont énormes. Le menu le plus important à ce niveau est l’Extreme Tweaker qui regroupe tout ce qui concerne la gestion du processeur, de la mémoire et des cartes graphiques. Le point AI Tuning permet cinq choix :
- Manual
- Auto
- Standard
- AI Overclock
- AI NOS
Le mode standard est superflu puisque les options accessibles sont les mêmes qu’en mode Auto. Les modes NOS et AI Overclock donnent accès à des options d’overclocking prédéfinies. AI Overclock permet de chosir 4 modes d’overclocking définis : 5, 10, 15 et 20%. Le mode NOS de son côté va oveclocker le processeur lorsque qu’une charge importante est détectée. Les seuils possibles sont 3, 5, 8 et 10%. Le mode manuel vous donne évidemment accès à toutes les options nécessaires pour overclocker.
Le menu System clocks permet de régler la fréquence des 3 ports PCI-Express X16 (de 100 à 200 MHz) de même que le lie entre le SPP et le MCP : de 200 à une valeur irréelle de 500 MHz ! la partie FSB et Memory Config permet de choisir les fréquences de fonctionnement du FSB et de la mémoire. La spécificité du nForce 6 est de pouvoir désynchroniser la mémoire du FSB comme nous l’avions vu dans
notre article dédié à ce chipset. En choisissant de les synchroniser, vous avez accès à des ratios 1:1, 5:4, 3:2 et Sync. 1:1 signifie que la mémoire fonctionnera en tant que DDR2-1067 tandis que le mode Sync équivaut à de la DDR2-533 si le FSB est réglé sur 1066 QDR soit 266 MHz. 5:4 équivaut à de la DDR2-853 et le 3:2 à de la DDR2-711. Le mode Auto fera fonctionner la mémoire selon ses spécifications, DDR2-800 dans notre cas. En mode unlinked, vous pouvez spécifier une fréquence pour la mémoire qui ne variera pas quand le FSB augmentera. En réalité la fréquence pourra varier mais le bios tentera dans le mesure du possible de se rapprocher de la valeur que vous aurez spécifiée. L’objectif d’une telle option est de permettre de monter le FSB même si vous ne possédez pas une mémoire hautement cadencée. Pour plus d’explications sur ce principe,
nous vous renvoyons à notre article consacré au nForce 6.
Le menu overclocking porte mal son nom dans le sens où les paramètres que l’on y trouve en sont éloignés. On peut certes jouer avec le coefficient multiplicateur du processeur et du LDT mais le reste des options n’a que très peu de liens avec l’overclocking. On a en effet accès aux options du processeur et aux timings mémoire qui ne sont pas les paramètres essentiels lorsque l’on tente de pousser son processeur. Un petit mot sur les temps de latence de la mémoire pour dire qu’on a accès aux quatre classiques timings mais également à 8 autres réglages réservés aux connaisseurs.
Le dernier menu de cette section Extreme Tweaker est entièrement dédiée aux réglages des diverses tensions. Asus n’a pas lésiné et vous aurez tout ce qu’il faut pour finir vos overclockings en beauté, par un beau barbecue ou un feu d’artifice selon vos envies. Si la tension du processeur peut monter jusque 1.9 volts, ce qui reste raisonnable, on ne peut pas en dire autant de la tension que la mémoire peut recevoir : jusqu'à 3.425 volts ! Même constat, alarmant serions-nous tentés de dire, pour le northbridge (le MCP) avec 2.75 volts. C’est beau d’avoir foi en son service après-vente en se disant qu’il sera capable de réparer des cartes mères brûlées. Plus sérieusement, ces tensions sont clairement inappropriées et risquent d’endommager votre matériel. Cependant, il faut bien qu’Asus justifie le prix exorbitant de sa carte mère… On notera enfin qu’il est possible de régler individuellement la tension délivrée à chacun des canal mémoire, pour autant que cela soit utile…
Les dernières options de cette partie Extreme Tweaker sont l’activation d’optimisations pour la ou les cartes graphiques comme le Linkboost dont nous vous avons parlé en détail dans
notre article consacré au nForce 6. C’est également là que les profils de la SLI-Memory sont accessibles si votre mémoire embarque les profils EPP.
Dans les autres menus, on peut, entre autres, décider si l’écran LCD doit bénéficier d’un rétro-éclairage ou s’il doit afficher l’heure ou un mot de son choix. On peut également spécifier si les diodes bleues disséminées partout sur la carte doivent être allumées en permanence ou si elles ne doivent s’allumer que lors de la pression sur le bouton idoine situé au niveau des entrées/sorties. Terminons par le menu consacré au monitoring. On peut lire les valeurs de 10 tensions, 5 températures (CPU, sonde sur la carte et les températures des 3 sondes libres) et des 8 connecteurs de ventilateur. Pour le contrôle des ventilateurs, Asus permet de régler chaque connecteur individuellement. Trois de ces connecteurs ont un réglage limité à un % de fonctionnement allant de 60 à 100% par pas de 10%. Trois autres de ces connecteurs peuvent être réglés via ce mode ou via un mode de gestion automatique selon la température lue par la sonde libre liée à ce connecteur. Le ventilateur dénommé châssis peut voir son comportement influencé en mode Q-Fan par la température du processeur ou par la température de la sonde incluse sur la carte mère. Enfin, le ventilateur du processeur propose le mode Q-Fan ou par pourcentage. Mais pour tirer vraiment parti de ce mode Q-Fan au niveau du processeur il vaudra mieux posséder un ventilateur pourvu d’un connecteur à quatre points.
Overclocking
Lors de notre test du nForce 6 sur la carte mère eVGA, nous avions trouvé que l’overclocking de cette dernière était laborieux. Pas dans le sens où ce fut difficile d’atteindre son FSB maximum mais dans le sens où le nombre de paramètres du bios à prendre en considération est plus nombreux que sur les cartes à base de chipset Intel. Nous n’en avions pas parlé dans cet article, attendant d’avoir une autre carte mère basée sur le nForce 6 pour le confirmer. Même constat sur cette carte Asus : les paramètres dont il faut tenir compte pour monter correctement sont bien plus nombreux que sur une carte architecturée autour du chipset P965. C’est simple, on est souvent en train de se demander si on a bien tout paramétré pour ne pas limiter la montée. Une fois ces paramètres maîtrisés, la montée peut commencer.
Une fois de plus, notre X6800 nous a limité puisque nous avons été arrêtés à 482.5 MHz de FSB en Dual Channel. C'est un excellent résultat étant donné que lors de nos tests de cartes mères, nous n'avons jamais été vraiment plus haut. Cependant, nous restons toujours attentifs au petit monde des overclokers et nous avons prêté cette carte à Pt1t, personnage connu du monde des overclockers francophones. Il a pu faire monter son E6600 à 525 MHz sur cette Asus Striker Extreme, ce qui est très élevé. Avec le même processeur, Pt1t a atteint 530 MHz de FSB sur une Biostar TForce P965 Deluxe et seulement 485 MHz sur la eVGA nForce 680i. Bref le chipset NVIDIA semble bien monter, particulièrement sur cette Striker Extreme, bien qu'en soi, une valeur de 450 MHz est déjà plus que suffisante pour 99% des personnes qui vont overclocker leur processeur pour un gain en performances et non pour "claquer" un record. Bref de ce côté là, le nForce 6 parvient à faire oublier le pitoyable nForce 5 qui avait beaucoup de mal à dépasser les 350 MHz. Au niveau de l'overclocking du processeur, nous ne sommes pas parvenus à monter au delà de 3.74 GHz, ce qui n'est pas la valeur la plus élevée atteinte par notre X6800...
Nota Bene : Pt1T nous a notifié que lors de tentatives de fréquences élevées au niveau de la mémoire, Windows plantait et était inutilsable par la suite à cause de fichiers corrompus. Notre overclocker n'avait jamais rencontré ce genre de problèmes auparavant sur d'autres cartes mères et ce phénomène a également été rapporté par un membre du célèbre forum Xtreme Systems avec cette même carte mère. Reste à savoir si c'est le chipset NVIDIA ou la carte mère qu'il faut mettre en cause...
Conclusion

Une campagne publicitaire pour l'euromillions met en scène un certain "Paul", gagnant de la super cagnotte, et qui
dépense scandaleusement son argent. Paul aurait très bien pu faire un spot publicitaire avec la carte mère Asus Striker Extreme sous le bras. Il faut en effet être scandaleusement riche pour acheter pareil produit.
Affichée à 350 euros pour l'instant, cette carte mère est le modèle le plus cher qu'il nous ait jamais été donné de tester. Les cartes nForce 680i sont déjà chères à la base,
entre 250 et 300 euros, mais Asus a décidé d'en remettre une couche. Au programme : deux caloducs et quatre radiateurs en cuivre empêchant l'installation de ventirads volumineux, moultes diodes lumineuses pour retrouver votre carte mère dans le noir, un écran LCD située à l'arrière et qui vous donne les codes POST du Bios et ensuite l'heure (pour 350 euros, le bundle aurait pu à ce titre inclure un bracelet pour porter la carte au poignet afin de rendre ce petit LCD utile) et des interrupteurs illuminés pour la mise sous tension, le clear CMOS et le redémarrage de la carte.
A côté de ces options futiles, cette carte est bien évidemment complète avec tout ce que l'on attend d'une carte haut de gamme à l'heure actuelle : audio 8 canaux, Dual Gigabit LAN, support du SLI en 2X16, 6 ports S-ATA, etc. Le bios est également très complet et offre des réglages de tension hors normes, voire dangereux pour le néophyte. Malgré de très bonnes capacités en overclocking, le nForce 6 ne semble pas apporter de réel plus par rapport au chipset Intel P965, hormis pour la mémoire qui peut être désynchronisée. Quant à cette Striker Extreme, elle n'est pas intéressante à cause de son prix élevé et si vraiment le nForce 680i vous intéresse, rabattez-vous sur la P5N32-E SLI annoncée à partir de 270 euros et basée sur le même PCB, le même layout sans le bling bling à la "pimp my mobo"... En termes de prix, selon nos dernières informations, son prix devrait baisser dans les semaines à venir autour des 300 euros. Quant à la P5N32-E SLI, elle devrait être disponible autour des 220 euros d'ici quelques semaines également et on la trouve déjà en Allemagne autour des 200 euros. Ce prix reste certes élevé mais commence à pouvoir concurrencer le haut de gamme en 975X, la Striker restant par contre hors catégorie...