Premier test auquel nous avons soumis notre panel de processeurs : Doom 3. Afin d'évaluer au mieux le processeur et minimiser le travail de la carte graphique, le test a été réalisé en 640x480 avec les détails au minimum. Voici les résultats obtenus :
On le sait depuis un moment, les Athlon 64 dominent leur sujet dans les jeux. C'est bien évidemment confirmé ici puisque le premier Intel n'est que le P4 660 overclocké, suivi de près il est vrai par le P4 3.4 E sur socket 478, la plateforme LGA775 flanquée de sa DDR2 ayant du mal à s'exprimer ici.
Mais ce qui nous intéresse, c'est l'intérêt du core Venice par rapport au Winchester. En effet, le San Diego n'a pas de point de comparaison dans notre comparatif puisque nous n'avions pas de 4000+, ni de 3700+ d'ancienne génération à notre disposition. Ce n'est pas dérangeant étant donné que, pour rappel, la différence entre le San Diego est le Venice ne se situe qu'au niveau de la taille du cache de second niveau.
Ce que l'on constate, c'est que le Venice est systématiquement devant le Winchester, mais vraiment de peu. Malgré la perte de bande passante constatée sous SiSoft Sandra, on peut donc dire que le Venice apporte un gain par rapport au Winchester. Cependant il n'y a pas de quoi pavoiser vu les infimes différences entre l'un et l'autre.
En passant et pour confirmer ce que l'on sait depuis longtemps, si l'on compare le 3400+ socket 754, cadencé à 2.4 GHz, aux autres processeurs cadencés à 2.4 GHz, le 4000+ San Diego et le Venice 3800+, on voit l'intérêt de la gestion de la mémoire en double canal, du moins dans les jeux car dans d'autres applications, c'est moins évident.
Terminons en scrutant les FPS obtenues par le Sempron. Ce dernier à sa cadence d'origine peine à suivre, handicapé par son cache L2 de seulement 128 Ko et bien évidemment par la gestion de la mémoire en simple canal. Overclocké à 2600 MHz, il ne fait guère mieux, la fréquence ayant du mal à combler le retard dans les domaines précités.