FirstPacket Technology
Le FirstPacket est une technologie implémentée dans tous les nForce 5 et 6, à l’exception du nForce 550, qui consiste à prioritiser les paquets. Cela permet par exemple de donner la priorité aux paquets utilisés pour les jeux et de faire passer les opérations FTP et autres après, améliorant dès lors le ping. Nvidia a par ailleurs un slogan pour cette technologie : «Be The King of The Ping». Mais Nvidia affirme que ce FirstPacket améliore également la performance du trafic réseau avec des applications comme la voix sur IP en réduisant les latences et en diminuant donc le nombre de paquets perdus. Cette fonctionnalité est implémentée dans les drivers NVIDIA et est activable à partir de là. C’est également dans les pilotes que l’on spécifie les applications devant bénéficier de la prioritisation.
Une démonstration effectuée lors de la présentation du nForce 5 chez NVIDIA à Santa Clara a montré que dans le jeu Serious Sam, sans le FirstPacket, le ping était de 50 sans transfert FTP de fichiers et de 400 à 500 en effectuant en même temps un transfert de fichiers. Avec le FirstPacket activé, le ping est resté à 50 que ce soit avec ou sans transferts de fichiers. A noter que ces tests ont été effectués avec un switch mais qu’avec une connexion ADSL, le ping aurait plutôt été de 200…
DualNet Technology
Les chipsets nForce 5 (à l’exception du 550) et le 680i, supportent deux ports Gigabit LAN PCI-Express. NVIDIA affirmait lors de son lancement que le nForce 5 était le premier MCP à offrir une solution dual Gigabit utilisant la même puce physique. Il en résulte que la firme au caméléon estime que sa solution est la seule à permettre une concaténation des deux ports et non un simple routage.
Ce DualNet se compose de la fonction Teaming dont l’objectif est d’augmenter les performances de transferts de fichiers lorsque les deux ports Gigabit sont connectés. Ils sont en effet alors considérés comme un seul et unique port 2 Gigabits. Par manque de temps, nous n’avons pas pu effectuer de test pour la date de fin de NDA fixée ce 8 novembre à 20 heures. Des tests effectués lors de la présentation du Nforce 5 à Santa Clara ont effectivement montré que le taux de transfert était doublé avec les deux ports Gigabit reliés à un switch par rapport à un seul port Gigabit relié au switch.
Ce teaming permet également d’éviter l’interruption d’un transfert si jamais un câble était débranché. Un autre avantage du DualNet est l’accélération TCP/IP réduisant l’utilisation du processeur par exemple lors d'un transfert de fichiers.
MediaShield Technology

Le MediaShield est simplement le système de gestion des disques du nForce 5 et du nForce 6 et qui se trouvait déjà sur le nForce 4. La différence entre le NF4 et le NF5/6, c’est que ce dernier supporte désormais en standard 6 ports S-ATA, hormis 4 pour le nForce 550/650. Ces derniers peuvent être mis en RAID 0,1,0+1 et 5. MediaShield permet de faire du RAID sous Windows, de manière logicielle donc. Bien évidemment il vaut mieux éviter de faire du RAID sous Windows étant donné que les performances s’en ressentent énormément. La démonstration faite par NVIDIA était assez éloquente lorsqu’ils ont transféré un fichier de 100 Mo sur un RAID5 de six disques en… une dizaine de secondes.
SLI-Ready Memory : rappel sur l'EPP

Avec son nForce 5, NVIDIA était fier de lancer la mémoire SLI-Ready en collaboration avec Corsair. De quoi s’agit-il ? Principalement de l’EPP (Enhance Performance Profile) qui est en quelque sorte un SPD amélioré. Pour rappel le SPD est une puce contenant des informations sur la mémoire et lues par le bios : temps de latence, fréquence, etc. NVIDIA et Corsair ont décidé d’améliorer ce SPD en y ajoutant de nouveaux paramètres et informations concernant la mémoire. Selon Corsair, le SPD est vide à certains endroits et ils ont trouvé intéressant de le remplir par des informations additionnelles comme le voltage de la mémoire et des profils contenant certains réglages pouvant être lus par le bios.
Bien évidemment, le terme SLI est un peu usurpé ici et passera pour un terme très marketing pour la majorité de nos lecteurs. Mais interrogé sur ce sujet, NVIDIA nous a dit que ce terme était à destination du grand public voulant une machine performante : le genre de clients souhaitant une machine SLI avec la meilleure mémoire sans rien y connaître à l’overclocking. Car c’est là le seul et unique but de la mémoire SLI Ready : tirer le maximum de sa mémoire sans rien y connaître. Il faudra au moins savoir comment utiliser un bios étant donné que c’est là que tout se passe. En effet, si ces modules SLI enabled sont installés, le bios les détecte et montre le paramètre dans le bios.
Dans le bios dès que de la mémoire EPP est installée, une option devient accessible et permet d'activer ou non la mémoire "SLI". Pour notre test, nous avons utilisé des barrettes Corsair DDR2-800 données pour des temps de latence 4-4-4-12. Avec le SLI-Memory désactivé, les timings étaient de 5-5-5-18 et avec le SLI-Memory activé, les timings passaient en 4-4-4-12. Bref, l'EPP permet de faire respecter les paramètres de la mémoire, ce qui n'est pas toujours évident avec le SPD. Diverses options se nommant CPU OC 0%, 1%, 2%, 3%, 4%, 5% et MAX sont disponibles mais en pratique ont été sans effet sur la fréquence du processeur et sur les timings de la mémoire. En outre, hormis le mode expert, le recours aux paramètres SLI Memory empêche l'accès au FSB et au réglage de la fréquence de la mémoire. Peu convaincant donc...
Pour résumer, tout ceci fonctionne grâce à des profils implémentés dans l’EPP contenant des informations comme le voltage, le Command Rate, le Cycle Time, le CAS, le tRCD, le CS Delay, le tWR, le tRC, etc. Bref, la mémoire SLI Ready permet au bios de charger des paramètres certifiés inclus sur les barrettes dans l’EPP, le SPD amélioré.