prix

Stéphane Charpentier | 23/11/2006
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Conclusion

Shuttle SK22G2A l’heure où l’attention se porte en très grande majorité vers les Core 2 Duo d’une part grâce à leurs performances intrinsèques et d’autre grâce aux talents en communication et marketing du géant de Santa Clara, il ne faut pas oublier les processeurs d’AMD même si la firme de Sunnyvale est loin d’être autant douée en marketing que son concurrent de toujours. En effet, un Athlon 64 X2 3600+ combiné avec ce barebone Shuttle vous coûtera un peu plus de 350 euros, 135 euros pour le processeur et 225 euros pour le barebone, voire moins selon l’enseigne choisie. Pour ce prix, vous avez un boîtier, une alimentation, une carte mère, un processeur dual core et une solution graphique intégrée. Il ne vous restera plus alors qu’à ajouter de la mémoire, un disque dur et un périphérique optique pour vous monter une configuration bureautique complète hors clavier et hors écran pour environ 500 euros. Shuttle nous a par ailleurs informé que ce SK22G2 se vendait très bien et ce n’est que logique vu les prix inabordables des dernières créations du père du XPC, comme le SN27P2 disponible au-delà des 400 euros.

En pratique il est vrai que ce SK22G2 est intéressant à plus d’un titre. Il se dote du vieux châssis G2 ayant fait ses preuves et qui malgré son âge reste élégant et stylé à condition bien entendu de choisir un périphérique optique noir afin de ne pas dénaturer sa face avant. Ce châssis n’est pas le barebone le plus facile à installer mais pas le plus compliqué non plus. Les composants s’insèrent sans encombres à condition d’être délicat, particulièrement au niveau du berceau des périphériques. L’accès aux composants reste par contre plus difficile une fois le tout installé, notamment en ce qui concerne les barrettes de mémoire. En matière de refroidissement, ce châssis G2 ne pose pas de problèmes pour les composants mais il faut cependant noter que le système de refroidissement du processeur n’a pas évolué et pourrait s’avérer limite pour certains processeurs avec les modes de ventilation les moins puissants sélectionnables dans le bios.

Autre point en faveur du SK22G2 : ses fonctionnalités. Carte graphique embarquée, support de la DDR2-800, Firewire, USB, ports S-ATA, audio 6 canaux, port PCI-Express X16 ; autant de caractéristiques qui en font une solution complète à laquelle rien ne manque pour un usage classique voire plus. Mais tout n’est pas pour autant rose. Commençons par l’alimentation à laquelle nous ne reprocherons qu’une chose : l’absence de connecteur PCI-Express. Même si Shuttle nous a répondu à ce sujet que la vocation du SK22G2 était de faire de la bureautique, rien n’empêchera un consommateur d’y monter une carte graphique nécessitant pareil connecteur. D’ailleurs la liste des cartes graphiques compatibles sur le site de Shuttle inclut de telles cartes 3D.

Autre point ennuyeux : la gestion des temps de latence de la mémoire. Il nous a en effet été impossible de modifier en pratique les timings alors que nous les changions dans le bios. A chaque fois, le bios appliquait les valeurs du SPD. Ce n’est pas dramatique en soi mais sera fâcheux si vos barrettes ne sont pas correctement reconnues par le bios. Essayez dès lors de vous en tenir aux modèles recommandés par Shuttle sur son site Internet. Nous ne pouvons pas passer sous silence non plus les problèmes rencontrés avec des disques durs S-ATA connectés au second port. Un Seagate 7200.9 160 GO (S-ATA 2 donc) n’était pas reconnu tandis que nous perdions aléatoirement la connexion avec un Western Digital Raptor 74 Go (S-ATA 1) sous Windows. Soit notre barebone était affecté d’un défaut soit Shuttle a un souci d’implémentation au niveau du S-ATA. N’en ayant pas de confirmation absolue, nous ne pouvons trancher définitivement ce point en nous basant sur notre seule expérience. Soyez-en cependant informés.

Dernier point un peu en défaveur du Sk22G2 : les nuisances sonores. Bien que les chipsets soient refroidis passivement et que le 40 millimètres de l’alimentation ne soit pas spécialement bruyant, il faut avouer cependant que le 92 millimètres n’est pas un modèle de discrétion. Il pourrait être avantageusement remplacé par un modèle plus silencieux à condition d’opter pour un ventilateur à 4 pins étant donné que le SK22G2 ne gère pas les rotations par minute des ventilateurs dotés de connecteurs à 3 broches, les faisant en effet fonctionner en permanence en 12 volts.

Pour conclure, nous dirons que ce SK22G2 est une bonne petite machine pour qui veut se monter une configuration homogène sans se ruiner et comportant malgré tout de nombreuses fonctionnalités. N’oubliez cependant pas qu’il s’agit d’un châssis ayant un âge avancé et destinez-le avant tout à ce pour quoi il a été conçu : un usage bureautique. Espérons enfin que Shuttle mettra son bios à jour pour faire disparaître les quelques réserves que nous avons émises ci-avant…
Shuttle SK22G2

Les plus
Les moins

Design (châssis G2)
Refroidissement général correct
Fonctionnalités
Prix intéressant

Refroidissement CPU limite
Ventilateur CPU bruyant
Accessibilité de certains composants
Quelques lacunes de bios



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