L’accès à l’intérieur s’effectue comme toujours chez Shuttle en ôtant trois vis à mains qui permettent de libérer le capot en un seul tenant. On découvre alors un intérieur bien connu avec le berceau pouvant contenir un périphérique 5 pouces ¼ et deux au format 3 pouces ½. Il se retire après avoir enlevé deux vis et donne alors accès aux slots mémoire et au socket AM2. Les slots mémoire sont situés à l’avant et seront très difficilement accessibles une fois le berceau remis en place. Devant ces slots, on trouve les deux ports S-ATA et le port IDE. Une nappe S-ATA est déjà connectée, au même titre qu’une nappe IDE. Ces nappes sont déjà guidées là où on en aura besoin, ce qui est toujours appréciable et une tradition chez Shuttle. Les câbles, nappes et connecteurs sont en effet toujours pré-installés et sont présents là où il faut, ce qui facilite l’installation. Concernant ces connecteurs de périphériques de stockage, ajoutons qu’eux aussi seront difficiles d’accès une fois le berceau installé. En s’armant de patience, il sera néanmoins possible de jouer avec les nappes S-ATA. On notera que le bouton Clear CMOS est idéalement situé, sur le bord de la carte mère, derrière le port PCI-Express X16.
Ce port PCI-Express X16 peut accueillir une carte graphique mais qui sera obligatoirement une single slot. En effet, contrairement aux châssis Shuttle récents, le port PCI-Express X16 est situé à gauche et non à droite. Se confirme ici la tendance bas de gamme de ce barebone puisque son alimentation de 200 watts ne fournit pas de connecteur PCI-Express. Il faudra donc vous procurer un adaptateur sur prise Molex si comme nous, vous souhaitez monter une GeForce 6800 GT. Les autres connecteurs fournis par cette alimentation sont 3 connecteurs Molex, 2 S-ATA et un floppy, ce qui est plus que suffisant. Cette alimentation prend place sur le côté droit et se dote d’un ventilateur de 40 millimètres à l’avant. Pour revenir à la carte graphique, elle s’installe en ayant au préalable dévissé deux vis afin de libérer le cache PCI et ouvrant le clapet facilitant l’insertion de la carte. L’installation est facile et sans bavure.
Le processeur se positionne après avoir retiré le système de refroidissement ICE composé d’une base en cuivre reliée par 3 longs caloducs à un radiateur composé d’ailettes en aluminium. Ce dernier est refroidi par le ventilateur de 92 millimètres évoqué à la page précédente. Le retrait de ce ventirad implique de dévisser 8 vis : quatre au niveau du socket et quatre vis à main à l’arrière du barebone afin de libérer le ventilateur qui se retire par le haut. Il ne reste plus alors qu’à insérer le processeur dans le socket et revisser le tout.
L’installation des périphériques 5 pouces ¼ et 3 pouces ½ se fait via de simples vis. Vous pouvez installer jusqu’à deux disques durs ou un disque dur et un lecteur de disquette ou tout autre périphérique externe 3 pouces ½. Pour les périphériques externes, il faut au préalable retirer leur panneau frontal qui s’ôte après dévissage de deux vis. Le lecteur optique peut s’installer dans 3 positions prédéfinies ou librement afin de trouver le parfait ajustage avec la face avant. Bien que non screwless, l’installation est rapide. Le plus difficile est de réinsérer le tout dans le barebone sans casser de connecteurs S-ATA à cause d’un pliage abusif. Il faudra commencer par une insertion en oblique afin de connecter toutes les nappes et connecteurs d’alimentation. Ensuite, il faudra délicatement remettre le berceau à l’horizontale sans plier les nappes S-ATA. Idéalement, vous le ferez avec le ventilateur de 92 millimètres retiré, ce qui facilitera pas mal les choses. L’inconvénient, c’est que le retrait du ventilateur implique le retrait de la carte graphique car pour le réinsérer, il faut aussi le reconnecter et la prise à quatre points est située pile derrière le port PCI. Une fois le berceau réinséré, on remet en place les deux petites vis et on peut repositionner le capot. Voilà le SK22G2 fin prêt pour le service après une installation ni compliquée, ni simple…