Enermax Infinity 720 W
L’Infinity est la seconde série d’alimentations modulaires chez Enermax, après les Liberty. A priori, les changements ne sautent pas aux yeux si ce n’est au niveau de la puissance proposée puisque les Infinity existent en version 650 et 720 watts. Autre changement : le ventilateur passe d’un 120 millimètres à un 135 millimètres. Ceci allonge forcément le châssis qui propose une longueur de 16 centimètres. L’air qu’il va évacuer passe par une large grille en nid d’abeilles. A cet endroit, on trouve une diode lumineuse témoignant de l’activité de l’alimentation. Ce témoin s’illumine de vert lorsque le bloc fonctionne, d’orange en mode veille et de rouge en cas de problèmes. Dans pareils cas, deux types d’alarmes peuvent retentir : deux bips à intervalles réguliers signifient une mise en protection tandis que de très courts bips témoignent d’un problème au niveau du ventilateur.
Roi du marketing, Enermax n’a pas lésiné avec ce bloc Liberty. En effet l’emballage porte les mentions Dual Quad Triple +18. Cette magnifique suite de termes signifie que ce bloc supporte les processeurs Dual Core et Quad core, trois cartes graphiques et jusque 18 disques durs. Ce qui est plus intéressant, c’est de voir le label 80Plus certifiant que ce bloc a réussi les tests vérifiant si son rendement était supérieur à 80% à différents niveaux de charge. Cette alimentation inaugure un nouveau système de ventilation baptisé CoolGuard. Il s’agit d’un principe visant à faire fonctionner non seulement le ventilateur de l’alimentation mais également tous les ventilateurs du PC une fois que ce dernier est éteint. La durée de fonctionnement de ces ventilateurs PC éteint est de 10 secondes si la température au sein du bloc est inférieure à 45 degrés et de 2 minutes si elle va au-delà de ce seuil. Nous devons avouer que nous ne comprenons pas comment ce système fonctionne étant donné qu’aucun connecteur spécifique pour les ventilateurs n’est prévu et qu’en pratique, nous n’avons jamais atteint les 45°C au sein du bloc. Enermax ne nous a pas donné d'éclaircissements à ce sujet malgré nos demandes répétées.
Les connecteurs modulaires ne changent pas par rapport à la Liberty et on a donc droit à des connecteurs à 6 broches dont deux spécifiquement destinés à deux connecteurs PCI-Express. Outre ces deux connecteurs PCI-E, l’Infinity se dote d’un troisième connecteur PCI-Express non modulaire celui-là et doté de 6+2 broches pour être conforme à la norme PCI-Express 2.0. Non modulaire également, le connecteur ATX 20+4 pins, le +12 volts 4+4 broches et le connecteur à 3 broches pour le monitoring du ventilateur. Les câbles modulaires sont au nombre de 8 et tous peuvent être branchés sur le bloc. Au total, on a droit à 9 Molex, 9 S-ATA et 3 PCI-Express, excusez du peu. Ces câbles sont tous gainés jusqu’au premier connecteur, le reste ne l’étant pas. Dommage. A noter encore que les connecteurs ne sont pas faciles à enficher et qu’il faut y aller franchement pour les faire rentrer.
A l’intérieur, la disposition des composants est identique à celle que l’on peut observer dans les Liberty. Le PCB est cependant différent et spécifique aux Infinity. On note une amélioration de l’assemblage tandis que les composants semblent de très bonne facture. Ce bloc annonce trois «gros» rails de +12 volts et on peut en effet noter trois points de départ de câbles +12 volts. En pratique, ils ne sont pas séparés et il est inutile pour Enermax de les séparer car pour rappel, la norme Intel qui recommandait des rails séparés exigeait une protection dès que la puissance demandée sur un rail était supérieure à 20 ampères. Or Enermax annonce des rails de 30 et 28 ampères. Mais au niveau du marketing, annoncer un seul gros rail de +12 volts n’est probablement pas porteur...
Pour conclure Si vous cherchez un bloc modulaire puissant et offrant un nombre important de connecteurs, l’Infinity répondra à vos besoins. 9 Molex, 9 S-ATA et 3 connecteurs PCI-Express, voilà de quoi satisfaire les plus gourmands. Pour le reste, les tensions sont irréprochables, le rendement excellent et c’est logique vu que ce bloc se voit autoriser à arborer le label 80Plus. Quant aux nuisances sonores, elles sont très faibles la rendant très peu audible en toutes circonstances, même lors des grosses charges. Reste le prix qui atteint des sommets avec
un tarif flirtant avec les 200 euros ! Pour rappel, une Seasonic M12 700 watts est vendue 181 euros, ce qui est déjà un prix élevé. La Seasonic offre sensiblement le même rendement, la même stabilité de tensions et est encore moins bruyante. Bref, cet Infinity souffre du même problème que la Liberty à sa sortie : un prix plus que dissuasif.
Enermax Infinity 720 watts |
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| - Excellent rendement (80Plus)
- Très bonnes tensions
- Faibles nuisances sonores
- Nombre de connecteurs
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Enermax Galaxy EGA850EWL-01
The Monster, the Beast, la grand méchante alim, tels sont différents noms qu’aurait pu prendre la Galaxy. Mais finalement le nom choisi par Enermax correspond bien à ce bloc. La galaxie c’est grand, tout comme l’est ce bloc qui mesure pas moins de 22 centimètres, sans compter les connecteurs modulaires ! Lourde elle l’est aussi puisqu’elle pèse 3.5 kilos. Sa taille est telle qu’on a du mal à croire que ce qui semble être un ventilateur de 120 millimètres est en réalité un ventilateur de 135 millimètres perdu au cœur de cet immense châssis noir brillant. La ventilation est complétée par un classique 80 millimètres. A côté de ce dernier, on notre une diode qui va indiquer les divers statuts de l’alimentation : en marche (vert), en veille (orange) ou défaillante (en rouge). Le bouton rouge situé sous la diode ne sert pas à booster un des ventilateurs mais sert à arrêter le son de l’alarme qui retentira quand le bloc connaîtra une défaillance du ventilateur ou une mise en protection et autre surcharge éventuelle.
Enermax parle d’un bloc entièrement modulaire, ce qui est faux. Ce bloc possède certes des câbles modulaires mais on devrait plutôt parler d’une alimentation semi-modulaire. En effet, de nombreux connecteurs sont fixés sur de classiques câbles gainés : 3 Molex, 3 S-ATA, 2 PCI-Express sans compter le connecteur ATX 24 broches et le +12 volts 4+4 broches. C’est déjà pas mal et en comptant les connecteurs des câbles modulaires, on ajoute encore 2 connecteurs PCI-Express, un connecteur +12 volts à 6 broches pour le support de la mémoire des futurs systèmes dotés de 32 ou 64 Go de RAM, 7 Molex et 12 S-ATA. Cela nous fait donc un total de 10 Molex, 15 S-ATA et 4 PCI-Express. C’est largement plus qu’il n’en faut. A noter que les versions Galaxy DXX proposent des connecteurs PCI-Express 6+2 broches pour respecter la norme PCI-Express 2.0. Tout ceci fait porter à ce bloc la phrase marketing choc : Quad Quad Quintuple +24 pour support de quatre processeurs, des Quad Core, de cinq cartes graphiques et de 24 disques durs. Ajoutons encore que les câbles ne sont gainés que jusqu’au premier connecteur comme l’Infinity, ce qui reste dommage. Au total 8 câbles modulaires sont livrés et tous peuvent être connectés sur le bloc. Ils sont livrés dans une boîte en carton compartimentée qui pourra faire office de rangement. Terminons le tour de ce (gros) propriétaire par la grille sous les connecteurs modulaires qui pourrait laisser s’échapper un peu d’air chaud au sein du boîtier. Certes il y a un ventilateur de 80 millimètres qui veille au grain mais il est loin de l’arrière du bloc…
A l’intérieur, inutile de dire que ça affiche complet. La taille du PCB est bien évidemment impressionnante, au même titre que la taille de certains composants. On remarque immédiatement la présence de 3 transformateurs, deux grands et un plus petit. Nous ne nous sommes pas risqués à démonter le PCB pour voir le rôle de chacun. Difficile de dire donc si des rails réellement indépendants sont présents. Enermax annonce 5 rails +12 volts et ce que nous avons pu voir c’est que les rails +12V1 et +12V2 sont à l’avant du PCB tandis que les trois autres sont à l’arrière et rejoignent le PCB des connecteurs modulaires. De là à dire que ces deux groupes de +12 volts sont générés par des transformateurs différents… On remarquera enfin les radiateurs noirs qui s’étendent sur toute la longueur du PCB et qui se chargent de dissiper la chaleur des mosfets. Cet intérieur est propre et l’assemblage sans bavure.
Pour conclure 
Un peu comme une Bugatti Veyron, la Galaxy est un bloc très cher qui a pour but de marquer les esprits et de monter le savoir-faire d’Enermax sans pour autant que toute la technologie embarquée ne soit réellement utile et/ou nécessaire. Fallait-il cependant un bloc si imposant ? Bonne question. Vu l’intérieur oui mais est-ce que cette débauche de composants est nécessaire ? On serait tenté de répondre par la négative vu que la concurrence sort des blocs puissants également mais pas aussi lourd et ni autant volumineux.
Pour ce qui est des prestations, la Galaxy offre des tensions irréprochables, un très bon rendement et des nuisances sonores contenues, variant peu selon la charge mais on ne peut pas dire d’elle qu’elle est silencieuse. Elle est en effet audible dès le démarrage mais n’atteint jamais des nuisances sonores très importantes, probablement parce que nous n'avons pas pu la pousser dans ses derniers retranchements. Quant au prix,
il est de 260 euros pour cette version 850 watts et de 320 euros pour la 1000 watts. Etant donné que vous ne devez pas être plus de 3 à avoir besoin d’une telle puissance, nous recommandons aux autres d’aller voir ailleurs si nous y sommes. Il est en effet stupide de dépenser autant d’argent dans une alimentation si on n’en a pas besoin. Relisez les premières pages de ce comparatif pour vous en convaincre, notamment celle où nous parlons de la puissance à choisir selon ses besoins…
Enermax Galaxy 850 watts |
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| - Très bon rendement
- Excellentes tensions
- Nombre incroyable de connecteurs
- Vitrine technologique
| | | - Prix dans l'absolu
- Pas silencieuse
- Encombrement et poids
- Utilité ?
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