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Stéphane Charpentier | 26/04/2007
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Comment interpréter nos mesures ?

Un protocole exigeant



Notre protocole de test est exigeant, nous en sommes conscients. Il ne permet pas par exemple d’évaluer des alimentations de faible puissance de moins de 400 watts. Nous allons y remédier dans notre prochain protocole de test en effectuant une partie des tests avec une configuration plus légère. Nous n’abandonnerons cependant pas l’idée de la grosse configuration qui charge bien l’alimentation. C’est un peu comme essayer une Ferrari sans faire de mesures d’accélération, sans essayer d’atteindre sa vitesse maximale et sans essayer d’atteindre ses limites d’adhérence pour voir son comportement routier. Bref, tester des alimentations sans les stresser un minimum équivaudrait presque à dire comme Jacques Martin : « tout le monde a gagné ». N’oublions pas que cette configuration musclée nous a permis de constater les défauts de conception de certaines alimentations. Elle a également permis de déceler que des blocs étaient bien loin de supporter ce que leurs spécifications annonçaient. Ce protocole a également pour avantage de pouvoir mieux constater les nuisances sonores en charge et de dégager les blocs en permanence silencieux de ceux qui ne le sont que tant qu’on reste sous Windows à jouer au démineur.

Certains pourraient reprocher à ce protocole de test d’être fait sur une configuration et non via un appareillage spécifique pour tester les alimentations. En réalité, il faudrait pouvoir faire les deux : le banc théorique et la configuration réelle. Car au final, une alimentation est faite pour faire fonctionner un PC et non un appareillage de test. Par contre, ce genre d’appareillage permet de mieux cibler les tests et de voir ce que peut supporter le bloc en chargeant la ligne que l’on veut comme on le veut. Le prix de ces appareils étant élevé, nous n’avons pas l’intention d’en utiliser pour nos prochains tests…

Tests de tension



Image Les tests de tension sont à interpréter avec précaution. Il faut en effet éviter de tirer des conclusions trop hâtives lors de chutes de tension. Une chute modérée n’a rien de dramatique en soi et témoigne simplement d’une régulation couplée du +5 et du +12 volts. Ce n’est que lors de chutes importantes que l’on pourra s’interroger sur la qualité des composants de l’alimentation. Mais ici encore, ce n’est pas parce qu’un bloc a un +12 volts à 11.7 volts que l’alimentation est à jeter à la poubelle. Il faut savoir que la norme ATX définit une tolérance de 5% autour du +12 volts, ce qui nous fait une plage allant de 11.4 à 12.6 volts. Evidemment, un bloc où chaque ligne de tension dispose de sa propre régulation est plus intéressante mais il ne faut pour autant jeter aux orties les autres blocs. A ce sujet là, il faut savoir qu’aucune alimentation de notre comparatif n’a causé de problèmes de plantages et autres redémarrages à cause de ses valeurs de tension même si certaines sont descendues bien bas. Ceci ne veut pas dire que toutes sont de qualité égale, notamment quand il s’agira d’overclocker ou de pousser sa machine dans ses derniers retranchements…

Il faut également être conscient que la mesure au voltmètre est un des indicateurs de la qualité d’une tension mais pas le seul. Idéalement, il faudrait pouvoir mesurer les états transitoires de la tension lors des variations de charges. Mais ici le voltmètre est aveugle et c’est un oscilloscope qu’il faudrait pouvoir utiliser. Enfin, comme déjà expliqué, nous ne fournissons que la valeur du +12 volts dans la mesure où c’est la tension qui a pris le plus d’importance dans nos configurations contemporaines. Comme déjà dit aussi, nous mesurons également le +5 volts et le +3.3 volts mais n’en parlons dans nos tests que si des valeurs très anormales sont décelées. En pratique, ce ne fut jamais le cas…

La consommation



ImagePour calculer le rendement, il nous faudrait pouvoir mesurer ce que l’alimentation envoie réellement à la configuration qu’elle alimente et comparer cette valeur à ce que l’alimentation consomme à la prise. Nous ne sommes pas pour l’instant dotés d’un équipement permettant de le faire mais ce n’est pas un problème un soi. Car si nous ne pouvons pas mesurer avec exactitude le rendement, nous pouvons sans problème classer les alimentations selon ce qu’elles consomment à la prise. En effet, notre configuration de test ne varie pas d’un test à l’autre et chaque alimentation subit rigoureusement le même protocole de test. Vous aurez donc compris que la consommation réelle de notre plateforme de test peut être considérée comme une constante. En mesurant et en comparant les watts consommés à la prise, nous pouvons dès lors établir un classement du rendement des blocs. Moins une alimentation consommera à la prise et plus son rendement sera élevé. Bien que nous donnions les valeurs de consommation dans les pages dédiées à chaque alimentation, ce qui permet de situer les alimentations au sein d’une même marque, la consommation s’apprécie surtout en comparaison avec les autres blocs. Pour rappel, plus le rendement d’un bloc est élevé et moins il chauffera et sera donc pus enclin à proposer de faibles nuisances sonores grâce à ces besoins moindres en refroidissement.

Les nuisances sonores



ImageNos tests permettent de voir comment se comporte le ou les ventilateur(s) des alimentations que nous testons. Le test en idle donne une idée des nuisances sonores sans activité sous Windows, et vu la consommation à ce moment-là, cela permet également d’avoir une idée de ce qu’il peut se passer lors de petites charges. Les deux autres tests stressent l’alimentation sans overclocking de la configuration dans un premier temps et ensuite avec un overclocking du processeur. Cela permet donc de donner une idée des nuisances sonores générées par l’alimentation lorsqu’elle est fortement sollicitée (CPU + 2 GPU), ce qui équivaut en pratique à ce que cela peut donner lorsque la température au sein du bloc augmente. Notez que les valeurs données sont exprimées en dB/A mais n’expriment pas la perception réelle de l’oreille. Un niveau sonore bas au sonomètre pourra parfois être perçu comme étant plus bruyant qu’une autre alimentation ayant le même niveau sonore. Cela permet cependant de classer les alimentations et de dire immédiatement quelle alimentation est bruyante et laquelle ne l’est pas.

N’oubliez pas non plus que le niveau sonore de l’alimentation dépendra souvent de la chaleur dégagée par les autres composants de votre configuration au sein de votre boîtier. C’est particulièrement vrai pour les alimentations dotées d’un ventilateur sous elle qui va se nourrir de l’air chaud régnant au sein du boîtier. La très grande majorité des ventilateurs d’alimentation étant thermorégulés, vous comprendrez l’impact que cela peut avoir. Bref nos résultats donnent un bon ordre d’idée mais ne tiennent pas compte des différences environnementales qui peuvent survenir d’une installation à une autre.
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