Le Reserator 2 est différent de la première version tant au niveau de son aspect extérieur qu’au niveau de son fonctionnement. Pour le premier point, on passe en effet d’une tour volumineuse à un élément rectangulaire plus fin, moins haut mais plus long. En termes de contenance, le Reserator 1 peut accueillir 2.5 litres de liquide contre 1.25 litres pour le Reserator 2. Comment dès lors, Zalman peut annoncer de meilleures performances avec un produit utilisant deux fois moins de liquide ? Simplement en faisant circuler l’eau dans un radiateur contrairement au principe de la première mouture du Reserator. En effet, le Reserator 1 base son fonctionnement sur le simple principe de convection naturelle. L’eau ne circule pas vraiment au sein du Reserator 1, la grande tour faisant office d’immense radiateur. De ce fait, l’eau n’effectue pas de trajet au sein du réservoir du Reserator mais ne fait que rentrer et sortir de la pompe.
Le Reserator 2 a donc un principe de fonctionnement différent. Il dispose toujours d’une partie «réservoir» à la façon du Reserator 1 mais nettement plus petite. C’est dans cette partie qu’est placée la pompe qui est dès lors toujours immergée. A l’avant du réservoir, on trouve un radiateur au sein duquel va circuler l’eau. Ce radiateur est composé de 5 parties possédant chacune 2x5 ailettes de grandes dimensions. L’eau circule donc au centre du radiateur, les ailettes se chargeant de dissiper la chaleur avant un retour de l’eau au niveau du réservoir et de la pompe.
A l’avant du Reserator 2, on a droit à un indicateur de flux qui va permettre de se passer du flow indicator du premier Reserator et dont les tout premiers exemplaires fuyaient. Un bouton est également présent en façade. Il a deux fonctions : la première est d’allumer ou non les diodes bleues l’éclairant et celles illuminant l’indicateur de flux. La seconde est de relancer le système en cas de problèmes. En effet, si le Reserator 2 détecte un flux insuffisant ou inexistant, une alarme retentit tandis que la diode du bouton se pare de rouge. On peut alors appuyer sur ce bouton 5 secondes pour libérer l’air éventuel coincé au sein du Reserator. Ce cas de figure se présentera principalement lors de l’installation du Reserator 2. Voilà en tous cas un système intéressant permettant de rapidement se rendre compte d’un problème de fuite ou de pompe défectueuse. Cela nous aurait évité à l'époque de nous rendre compte trop tard que notre Reserator 1 s’était complètement vidé à cause d’un indicateur de flux pourvu d’une fuite.
L’alimentation du Reserator s’effectue comme pour la première version via une prise de courant classique sauf qu’ici il n’y a plus d’interrupteur. En effet, il faut également connecter une prise Molex à l’alimentation pour permettre le démarrage de la pompe. Cela va éviter à Zalman les réclamations (véridiques) de clients se plaignant d’avoir endommagé leur matériel car ils avaient oublié d’allumer leur Reserator. Avec l’ancien Reserator, la meilleure manière de faire est de le laisser fonctionner en permanence, ce qui engendre une consommation électrique permanente et peut éventuellement réduire la durée de vie de la pompe bien que ce type de produit soit fait pour fonctionner 24h/24. Bref désormais, le Reserator démarre en même temps que l’allumage de l’ordinateur, ce qui est un point positif.