Un premier regard plein de promesses.
Comme il est de coutume dans cette catégorie de boîtiers, seule la face avant est travaillée. Aussi courageux qu’ « Alexandre le bienheureux », les designers abandonnent les autres faces au triste sort de la praticité. Avec le Mystique 632, le travail de la façade se résume à la présence d’une porte prenant toute la hauteur du boîtier. Cette particularité, abandonnée par Coolermaster depuis le Praetorian, se révèle très intéressante sur le plan du design. Elle entraîne en effet une unité esthétique que l’organisation habituelle des façades ne permet pas.
La face avant est fine lorsque la porte avant est fermée.
Ainsi, le mystique propose une face avant très sobre, aux lignes verticales, principalement constituée d’aluminium. Le découpage de la porte est vertical et deux panneaux sont ainsi formés. Ils s’ouvrent en basculant de chaque côté du boîtier, la face avant réellement fonctionnelle apparaissant alors. Du fait de sa largeur limitée, la porte laisse apparaître de chaque côté la façade utile. Cette dernière est constituée d’une grille métallique au maillage très fin, identique à celle du Stacker premier du nom. Au centre des deux panneaux siège un insert de plastic vertical de couleur bleue, d’une dizaine de centimètres, pouvant être illuminé grâce à deux diodes. Ces différents éléments forment un ensemble qui est très agréable à l’œil au premier regard : les lignes sont épurées, simplement découpées par l’insert de plastique bleu tandis que le rappel de la façade noire de chaque côté de la porte affine cette face avant qui aurait eu tendance à être massive.

Une porte qui affine les lignes générales de la façade.
Néanmoins, dès que l’œil se rapproche, se décale, ou lorsque la porte est ouverte, l’esthétisme disparaît.
Des promesses non tenues.

Si l’on se déplace sur le côté, le décalage de la porte et son système d’ouverture apparaissent, cela a pour effet de casser les lignes du boîtier et de mettre en lumière le manque de travail des panneaux latéraux. Les grilles de ventilation du côté droit illustrent parfaitement cela : leur forme est uniquement en rapport avec leur utilité et ne s’intègrent pas dans une unité esthétique. Cet effet est encore appuyé par la poignée d’ouverture de ce panneau dont la forme semble inspirée des poignées d’une Simca 1000… Lorsque l’on se déplace vers le haut, c’est une touche de tuning qui se dévoile avec le système de fixation et d’ouverture de la porte. Il s’apparente à une excroissance négligemment posée sur la face supérieure du boîtier, et dont seule la forme circulaire, rappelant les courbes de la porte avant, semble issue de considérations esthétiques.
Les lignes sont moins évidentes et le système
de fixation de la porte n'est pas très esthétique ...
Lorsque l’on ouvre la porte, l’aspect épuré et fin de la façade laisse la place à un design massif. Cette impression est renforcée par les panneaux de la porte qui sont basculés de chaque côté du boîtier. Si l’on déplace alors le regard au dessus du boîtier, nous retombons en enfance, du temps de nos «Transformers» et de leurs formes improbables...
L'ouverture de la porte rends la façade massive,
et vue de dessus elle possède un petit air de " Transformer"
Terminons en nous rapprochant d’un peu plus près pour constater que le contraste entre les matériaux apparaît alors franchement, les différents plastiques utilisés n’ayant clairement pas la noblesse de l’aluminium, nous y reviendrons...