En parcourant les nombreux tests existant sur les pâtes thermiques, un
seul constat clair et précis nous est apparu : la discordance est
totale d’un test à un autre. Nous avons donc tenté d’analyser d’où
venaient ces différences parfois assez impressionnantes.
En premier lieu, rares sont les tests donnant des résultats en défaveur
d’un produit venant de sortir, bien au contraire. En général ce sont de
petits comparatifs entre des pâtes de gamme antérieure et de marque
différente, et la toute nouvelle venant de sortir. Poids du
constructeur ou réelle innovation ? Certains résultats farfelus nous
amènent à penser que la première solution est malheureusement bien
souvent de mise.
Le second constat concerne les protocoles de test utilisés. Arctic
Silver conseille de laisser à certaines de ses pâtes au moins 200 heures
avant de juger de leurs performances. Cela peut sembler bien long, mais
comme vous le verrez, cela est parfois justifié. Dans certains tests
trouvés sur la toile, ce délai de pose n’est pas du tout respecté, les
pâtes étant toutes testées dans la même journée.
Le dernier point méritant d’être abordé est celui de l’interprétation
des résultats. Juger des températures maximales obtenues avec telle ou
telle pâte est une chose, encore faut-il que la température ambiante
soit la même…
Bref nous ne nous attarderons pas plus sur cet aspect critique des
choses, mais la suite de cette analyse est intéressante. Après
l'écrémage des tests non dignes d’intérêt, nous avons tout de même
retenu une petite dizaine de sites ayant publié des articles
intéressants. Ils ont tous pour point commun d’avoir publié des
résultats en ayant utilisé un Athlon XP, et répondant aux quelques
critères discriminatifs que nous avons exposés. Malgré ce filtrage les
résultats sont restés pour la plupart discordants. En comparant les
pâtes deux à deux, nous avons remarqué qu’au gré des tests l’une
passait devant l’autre et vice versa.
Pourquoi vous préciser tout cela ? Et bien parce que les dispositifs de
refroidissement utilisés sont très différents d'un test à un autre.
Comme nous l’avons exposé plus haut, la pression exercée par le
radiateur et son degré de finition peuvent influencer les tests.
Mais au-delà de cette simple constatation, nous en avons tiré deux enseignements :
-
Pour réaliser un comparatif digne d’intérêt il nous
faut contrôler un maximum de variables, mettre au point un protocole de
test et des systèmes de mesures les plus logiques et précis possibles.
Ceci n'est bien évidemment pas le cas lorsque l'on compare les tests
deux à deux, les protocoles variant énormément.
- Les résultats que nous publierons seront ceux
obtenus avec notre configuration, et de ce fait ne donnerons qu’une
tendance générale des performances des pâtes utilisées. En aucun cas il
ne pourra s’agir d’une hiérarchisation stricte et exacte des
différentes pâtes, reproductible sur toutes les configurations.
A présent, trêve de bavardages, passons à la pratique.