Admettons-le, nous ne nous étions jamais penché préalablement sur ce type de produit plus couru pour les réseaux d’entreprise que pour le particulier. Avec le
DS-101 de
Synology, force est de constater qu’il y a de grandes chances que ce type de stockage soit de plus en plus recherché par des ménages au sein desquels le nombre d’ordinateurs tend à augmenter d’années en années. Dès lors, il nous a paru opportun de vous présenter ce produit en le découvrant plus qu’en le testant. Une première qui nous a permis de juger des possibilités d’un NAS, de ses avantages, de ses inconvénients, des lacunes perçues avec notre modèle, brefs des points importants à prendre en considération.
Premier point, le prix. A 370€ le NAS pourvu d’un disque dur 250Go 8Mo de cache, c’est très bon marché si on le compare au
NAS 100D (250Go) d’
Iomega vendu approximativement 650€. Certes, ce dernier est pourvu d’un point d’accès Wi-Fi mais ne propose pas de Print Server. Le seul concurrent sérieux au
Synology est le
Plextor PX-EH25L disposant également d’un Print Server et vendu une paille plus cher.
Freecom propose également son
Classic SL Network Drive dont le prix varie de 110€ à 350€ en fonction de la capacité (120Go à 400Go), concurrent sérieux en termes de prix mais dénué également de Print Server.
Lacie propose également son
Ethernet Disk 250Go mais au prix de 600€ sans Print Server. Nous ne connaissons rien des autres particularités, de leurs possibilités de gestion ou autres, si bien que nous ne nous engagerons qu’en termes pécuniaires.
Malgré tout, la dévaluation constante du prix des disques durs fera certainement que pour le même prix, d’ici 1 an, vous pourrez bénéficier d’un disque de 400Go. Naturellement, cette dévaluation aura également et normalement un impact sur le prix d’autres systèmes à disque dur embarqué, mais certainement beaucoup moins rapidement. Le
DS-101 nous a beaucoup plu et pour ne rien vous cacher, nous nous demandons comment nous faisions avant sans lui ou tout du moins, sans NAS. Sa conception est robuste et relativement insensible aux griffes vu que les panneaux latéraux sont en une matière plastique très caoutchouteuse. Elégant, bien fini, disposant d’une multitude de témoins attestant de sa mise sous tension, de l’activité réseau, de celle du disque dur ainsi que du statut de ce dernier, il dispose d’une interface d’utilisation très simple.
Du côté des points noirs, nous noterons donc l’incapacité à limiter l’espace disque en fonction des utilisateurs. Cette faculté nous semble quasi essentielle à un tel système lors d’un usage multi-utilisateurs. En termes de performances, il apparaît clairement que l’interface Ethernet, même si elle n’accuse aucune latence déplaisante, constitue un goulot d’étranglement. Considérant la généralisation des interfaces réseaux 10/100/1000, il nous aurait semblé judicieux qu’un NAS dispose également d’une interface proposant un débit théorique de 125Mo/sec afin d’exploiter plus grandement les performances du disque et de devenir quasiment aussi performant qu’un disque interne sur un port IDE...
MAJ : Au moment d’écrire cet article, nous attendions plus d’informations qu’en à un nouveau modèle de NAS chez Synology, le DS-101G+. Ce dernier offrira en plus le support de disques à la norme SATA ainsi qu’une interface réseau Gigabits Ethernet qui devrait apporter un surcroit de performances non négligeable notamment en termes de transferts de gros fichiers. Le Synology DS-101G+ devrait être disponible à la mi-juin et nous ne manquerons pas de le tester ainsi qu’une version plus musclée acceptant jusqu’à 4 HDD avec fonction RAID et Wireless, le DS-401G, qui devrait apparaître cet été.
MAJ 2 : Un chapitre a du se perde lors de la publication quant au logiciel Data Replicator fournis avec le DS-101 de Synology. Ce logiciel de backup, à installer sur n’importe quel PC du réseau, permet de gérer la sauvegarde automatique de certains documents directement sur le NAS. Nul besoin de vous en préoccuper, le logiciel se charge automatiquement au lancement de Windows et se charge de surveiller tout changement perpétré à l’encontre d’un ou de plusieurs fichiers devant faire l’objet d’une sauvegarde. Ainsi donc, chaque nouvelle version de documents peut-être sauvegardée automatiquement mais sans pour autant écraser l’ancienne, puisqu’un système d’historique de documents est également présent. La restauration peut se faire automatiquement ou manuellement en fonction des fichiers désirés.

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