D'abord quelques réglages...
Premier démarrage et premier réflexe de fondus de hardware que nous sommes : passage dans le bios. Comme sur toute bonne carte mère Intel qui se respecte, le bios est pauvre. On peut y régler les paramètres de base et rien de plus. Pour un Media Center, le but n’est de toute façon pas d’overclocker le processeur et c’est quelque part logique que le bios soit réduit au minimum.
Lors du démarrage, le bruit des ventilateurs est important mais cela s’atténue au fil des secondes pour devenir inaudible une fois installé dans le sofa à une distance de 2 mètres de la télévision. Le seul bruit audible est celui du disque dur lors des accès disque.
Au début, nous avons éprouvé des difficultés à obtenir le mode plein écran de manière fonctionnelle dans l'interface Windows Media Center. En effet, ce mode semblait être en arrière plan et était par conséquent inutilisable. Après avoir essayé multiples drivers, réglages et lancers du media Center contre le mur, nous avons finalement découvert qu’il fallait régler le mode TV sur NTSC et non PAL. Bizarre… Une fois ce réglage effectué, tout est rentré dans l’ordre.
Pour ce qui est de l’affichage du bureau de Windows, même en 640x480 cela reste difficilement lisible sur un téléviseur classique et il faut mettre les icônes en grand avec la plus grande taille de police pour lire quelque chose. Le surf est quasi impossible et il faudra un téléviseur de très grande résolution et de très grande qualité ou un rétroprojecteur pour arriver à un résultat satisfaisant. Ce n’est pas pour rien que Microsoft a mis au point l’interface Media Center adaptée aux téléviseurs…
Les fonctions de Windows Media Center en images
Nous avons déjà évoqué le Media Center dans
cet article et nous n’y reviendrons donc pas en détail. Avec cet Alienware, la navigation dans l’interface est plaisante grâce à la télécommande étudiée pour Windows Media Center. Voici quelques captures d’écrans de ce qu’il est possible de faire via le Media Center :
Le tuner TV : qualité moyenne
Le double Tuner TV est donc un Avermedia, que l'on peut trouver séparément à un prix peu élevé. Malheureusement nous devons dire que cela se ressent au niveau de la qualité de l’image. En effet, il suffit de switcher entre le DHS 2 et le téléviseur pour rapidement constater la dégradation de la qualité. Par rapport au JVC dont nous parlons plus loin, la différence est également flagrante. Avec l’Alienware, l’image est moins nette et les détails en arrière-plan nettement moins bien restitués, que ce soit lors d’un visionnage en direct ou d’un visionnage différé ou à partir d’un enregistrement effectué. Il est en effet possible d’activer le live recording qui permet d’enregistrer automatiquement ce que vous êtes en train de regarder jusqu’à ce que vous changiez de chaîne, après quoi l’enregistrement est effacé. Cette fonction est plus connue sous le nom de time shifting et permet de revenir en arrière pendant le visionnage et d’ensuite revenir «en direct».
Il est bien évidemment possible de programmer des enregistrements durant votre absence mais il faudra alors mettre l’Alienware en veille et non l’éteindre. Une fois éteint, ce dernier ne se rallumera pas automatiquement pour enregistrer. Cela paraît évident mais pas pour tout le monde…
Ce DHS 2 est doté d’un double tuner mais nous ne sommes pas parvenus à le configurer dans le Windows Media Center. Ajoutons que la pauvreté du mode d’emploi fourni par Alienware ne nous a pas aidé. Cela nous a donc empêché de regarder un programme et d’en enregistrer un autre en même temps.
En vrac...
L’affichage LCD de l’Alienware n’indique pas beaucoup d’informations. La plupart du temps, il affiche l’heure et lors du visionnage d’images, il renseigne le nom de la photo lue. A ce titre, l'insertion d'une carte mémoire lance l'interface Media Center pour un visionnage immédiat. Très pratique pour faire partager rapidement vos photos avec vos proches. Pour le reste, l’avantage d’avoir un PC en tant que Media Center est de disposer d’une puissance que l’on ne retrouve pas dans les magnétoscopes/enregistreurs DVD. Ici on ne constate aucun ralentissement, aucune latence lors des avancées et reculs rapides : le DHS 2 obéit au doigt et à l’œil dans la seconde. Cela procure un confort d’utilisation très appréciable.
Nous avons également tenté de jouer à un jeu vidéo sur ce DHS-2. Nous avons installé la dernière saga de chez id Software : Quake 4. Etant donné que la résolution de la télévision est de 640x480, il est parfaitement possible d’y jouer de manière fluide du moins tant que l’on n’active pas les détails ni le filte anisotrope ou l’anti-aliasing. Ce n’est jamais qu’une Radeon X300… De la sorte, votre Media Center peut se transformer en console de jeux vidéo, ce qui est un plus indéniable pour les amateurs du genre…
La lecture de DVD et de DivX est aussi possible. Pour la lecture de DVD, vous pouvez le faire à partir de l’interface Media Center ou à partir de Cyberlink powerDVD. Pour les DivX, la lecture se fait via Windows Media Player ou tout autre lecteur compatible. Enfin, la lecture MP3 est possible via l’interface Media Center mais l’organisation des playlists est plus que laborieuse. On préfèrera nettement la gestion de ces listes via un logiciel comme Winamp.
Cerise sur le gâteau de ce DHS 2 : sa puce wi-fi. Cette dernière permet de se connecter à Internet et donc d’utiliser MSN Messenger inclus dans l’interface Media Center. On peut également visionner du contenu thématique bien que pour l’instant le choix soit plutôt restreint. Et bien évidemment, on peut lire du contenu multimédia stocké sur un autre ordinateur connecté au réseau. La puce a très bien fonctionné et c’est quelque part peu étonnant vu qu’il s’agit de celle que l’on retrouve dans les ordinateurs portables Centrino.
Un Prescott refroidi en silence…
Voilà une phrase que nous avons rarement écrite. Mais force est de constater que le système de refroidissement de cet Alienware est extrêmement performant et bien pensé. En usage normal, les ventilateurs sont inaudibles et il faut vraiment s’approcher très près pour percevoir le bruit qui en émane. En burn, le processeur n’est pas monté plus haut que 55°C, ce qui est une excellente performance pour un core Prescott. Les deux ventilateurs de 80 millimètres tournaient alors respectivement à 1145 et 1393 tours/minute. Le disque dur de son côté avait une température qui a oscillé lors de notre test entre 45°C et 52°C. Cela peut paraître élevé mais cela reste relativement raisonnable… Du très bon travail donc de la part d’Alienware, d’autant plus que le ventilateur de l’alimentation est très discret également…