
L'Antec Phantom 500 est la "grande" soeur de la Phantom 350. A la différence de cette dernière qui est fanless, la Phantom 500 ne l'est pas vraiment. En effet, elle est dotée d'un ventilateur de 80 millimètres disposé à l'avant du bloc et qui est chargé de se mettre en route dès qu'un des trois seuils de températures sélectionnable est atteint. Nous trouvons ici que la pratique d'Antec de sortir un bloc semi-fanless avec l'appellation Phantom est un abus marketing. La Phantom 350 est fanless et la 500 non.
Caractéristiques techniques La Phantom 500 est donc une alimentation d’une puissance de 500 watts. Elle répond aux normes ATX 2.01 et offre par conséquent deux rails +12 volts séparés. Voici le détail des ses spécifications techniques :
- Norme ATX 2.01
- Connecteur ATX 24 pins (adaptateur 20 pins fourni)
- Double rail +12 volts
- Ventilateur 80x80x15mm
- Rendement annoncé : 82% en pleine charge
- Active PFC
- Dimensions en cm: 15 (l) x 18.3 (L) x 8.6 (h)
- +5 volts : 30 ampères
- +12 volts 1 : 17 ampères
- +12 volts 2 : 18 ampères
- +3.3 volts : 30 ampères
- -12 volts : 0.5 ampères
- +5 Vsb : 2 ampères
- Garantie 3 ans
Comme déjà annoncé, un ventilateur est bien présent à l’avant de la Phantom 500. Il s’agit d’un modèle de 80x80x15 millimètres doté de nombreuses pales. Il ne s’enclenche que dès qu’un seuil de température est dépassé au sein de l’alimentation. Ce palier est réglable en 3 positions via un interrupteur. La position 1 correspond à un déclenchement du ventilateur dès qu’une température de 40°C est dépassée. La position 2 démarre le ventilateur si une température de 47.5°C est atteinte tandis que la position 3 fait tourner le ventilateur dès que la sonde mesure plus de 60°C. En théorie ce système semble bien étudié. Nous verrons qu’en pratique il y a de quoi renvoyer les ingénieurs Antec à leurs chères études.
Comme toute bonne alimentation
fanless peu ventilée qui se respecte, la Phantom 500 annonce un excellent rendement. Ce dernier est primordial pour un bloc à vocation silencieuse afin de limiter sa chauffe. Avec son rendement de 82%, la Phantom propose une valeur bien supérieure à la moyenne des blocs du marché qui se situe entre 70 et 75%.
Pour les connecteurs, Antec ne fait pas les choses à moitié et nous avons droit à des connecteurs plaqués or. Il ne manque rien au niveau de ces derniers comme en atteste la liste suivante :
- Câble avec 1 connecteur ATX 24 pins (adaptateur 20 pins inclus dans le bundle) - 50 cm
- Câbles avec 2 connecteurs S-ATA - 65 cm
- Câble avec 1 connecteur PCI-Express (dédoubleur présent dans le bundle) - 50 cm
- Câble avec 1 connecteur +12 volts 4 broches - 65 cm
- Câble avec 1 connecteur +12 volts 8 broches - 60 cm
- Câble avec 2 connecteurs Molex et un connecteur floppy : 79 centimètres
- Câble avec 3 connecteurs Molex et un connecteur floppy : 97 centimètres
On pourra pinailler en arguant que 5 connecteurs Molex c’est peu mais il ne faut pas oublier la présence de 4 connecteurs S-ATA. Terminons ces spécifications en signalant le poids herculéens de ce bloc : 3.1 kilos. Antec conseille même de démonter l’alimentation en cas de transport du boîtier...
Présentation L’Antec Phantom 500 est l’alimentation de tous les superlatifs. Et cela commence avec l’emballage qui est énorme pour une alimentation. Une fois déballée, on comprend mieux pourquoi. La Phantom 500 est en effet très longue. Elle mesure 18.3 centimètres de long là où une Neopower ne mesure que 14 centimètres. Cette augmentation sensible de la longueur est causée par le ventilateur de 80 millimètres qui n’a pas été intégré au bloc mais rajouté avant le bloc. Vous pouvez constater cette taille énorme en comparaison d'une Morex 450 watts et d'une Yesico 550 watts :
Hormis la présence du ventilateur, le châssis de la Phantom 500 est identique à celui de la Phantom 350. On retrouve donc un châssis en aluminium avec la présence de radiateurs externes au-dessus et sous l’alimentation. L’arrière est très aéré et comme pour la Phantom 350, on a également droit au néon bleu inutile…
L’intégration du ventilateur au châssis est bien réalisée. Il s’agit d’un cadre en plastique ajouté au châssis en aluminium. En enlevant le cache, on découvre le ventilateur et un mini circuit imprimé permettant d’alimenter le ventilateur mais indiquant aussi à ce dernier quand il doit fonctionner et ce selon le réglage de l’interrupteur. On constate rapidement que cette partie en plastique est dévissable et qu’après son retrait, on se retrouve avec une Phantom 500 réellement fanless mais au châssis quelque peu "ouvert". Cependant, avec cette manipulation, vous faites sauter la garantie puisqu'un bel autocollant «Warranty Void If removed» doit être ôté pour retirer ce cadre en plastique. Bref, les plus téméraires pourront avoir une Phantom 500 complètement fanless et plus courte s’ils retirent le cadre en plastique. Les plus malins pourront avoir une Phantom 500 réellement fanless sans entamer la garantie puisque que le retrait du cache grillagé permet de débrancher le ventilateur.
Maintenant, ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit. Si Antec a placé un ventilateur à l’arrière de sa Phantom 500, c’est qu’il y a une bonne raison. Cependant, l’astuce de débrancher le ventilateur pourra être utilisée par exemple dans un Antec P180 ou un Lian-Li de la série V1000/V1100 et boîtiers apparentés dans lesquels un ventilateur est situé dans la chambre séparée qu’occupent les disques durs et l’alimentation. Dans le P180, on pourra par exemple débrancher le ventilateur de la Phantom et mettre le 120x120x38 mm au minimum, ce qui assurera un flux d’air constant au bloc qui ne mettra pas en péril sa survie.
Ce qui est dommage au final, c’est de constater qu’Antec s’est contenté d’affubler à une Phantom 350 (ou presque) un ventilateur rallongeant la longueur totale. Nous aurions pu nous attendre à un bloc mieux étudié avec un ventilateur mieux intégré. Sur ce coup-là, les ingénieurs d’Antec nous déçoivent quelque peu. Nous sommes également déçus de ne pas trouver un système de câbles à la carte comme sur l’Antec Neopower 480 watts ou la Neo HE. Pire, aucun des câbles n’est entouré de gaines, ce qui ne facilite pas leur organisation au sein du boîtier. Comme pour la True Control 550 watts 2.0, Antec néglige certains petits détails qui auraient pu faire de leurs produits des incontournables…