Par contre, comme sur l’Aopen, le reste de la carte est dépourvu de
ventilateurs. Les ports IDE et le port floppy sont idéalement placés,
ce qui est moins le cas des ports S-ATA qui sont positionnés derrière
le port AGP. Si cela ne posera pas de problèmes avec les cartes
graphiques courtes, cela sera plus gênant avec les longues cartes comme
les 6800 GT ou Ultra. Nous ne reviendrons pas sur le port PCI-X vu que
nous avons déjà abordé le sujet ci-avant. On signalera également
l’absence de connecteurs ATX 12 volts à 4 points alors que l’Aopen en
est pourvu. Son absence n’a pas été préjudiciable à la DFI dans nos
différents tests. Terminons par une remarque valable aussi pour la
Aopen : la position des slots DDR. Une fois la carte graphique en
place, ils sont peu accessibles et posent certains problèmes avec les
barrettes Pro de chez Corsair. Certes au final, nous sommes arrivés à
tout installer mais il a fallu ôter la carte graphique pour parfaire
l’installation.
Le bundle est comme pour l’Aopen assez chiche :
- Manuel d’utilisation
- CD-Rom de drivers
- 1 nappe floppy
- 1 nappe IDE
- 2 nappes S-ATA
- 1 sachet de jumpers
- 1 rallonge d’alimentation pour disques S-ATA
- 1 backpanel
- 1 disquette de drivers RAID
Passons au bios. Ce dernier est plus complet que celui de l’Aopen,
heureusement quelque part. Il a été développé en collaboration avec
notre confrère
X86-Secret.com qui a ajouté d’appréciables options. Par
exemple, il est possible de bloquer la fréquence des bus PCI et AGP, ce
qui est fort utile. Au niveau du FSB, on peut aller de 100 à 250
MHz tandis qu’au niveau de la mémoire on peut choisir différents ratios
permettant de mettre la mémoire à 100, 133 ou 166 MHz. On peut bien
évidemment jouer avec le coefficient multiplicateur et le voltage bien
que la conception de la carte ne permette pas d’augmentation du vcore.
Seule une modification hardware le permet. Il est aussi possible
d’effectuer un memtest à partir du bios. Au niveau de la mémoire, nous
avons pu régler les habituels timings. Pour le reste, c’est un bios
classique mais dépourvu de fonction SMART Fan comme sur la Aopen.
En matière d’overclocking, nous avons atteint les mêmes valeurs qu’avec
l’Aopen, limité par le processeur ne montant pas plus haut que 2.25
GHz. Ce qu’il est important ici, c’est de pouvoir bloquer les
fréquences des bus PCI et AGP, ce qui n’est pas possible sur l’Aopen.
En termes de FSB, nous avons pu arriver à 150 MHz mais de manière
instable, la mémoire étant alors à 200 MHz. La stabilité n'a été
atteinte qu'à 140 MHz de FSB, le processeur étant alors à 2240 MHz.
Cette limitation est probalement à imputer à notre processeur qui n'a
pas montré de très fortes propensions à l'overclocking. Comme toujours,
c'est une loterie bien que nous verrons que certains overclockings
passaient mieux avec le CT-479...
Conclusion
Au final, tout comme l’Aopen, la DFI remplit son rôle qui est de
permettre l’utilisation d’un Pentium M sur une carte Micro-ATX. Elle
n’offre pas pléthore de fonctionnalités mais offre un port PCI-X que
certains verront comme un point positif et d’autres comme un point
négatif puisque cela limite le nombre de ports PCI à deux. Par contre
l’intégration du chipset 6300 ESB permet d’avoir le support du S-ATA et
du RAID 0/1 au niveau du southbridge, contrairement à l’Aopen qui a
besoin d’un contrôleur externe. En termes de performances, la DFI
marque un point à ce niveau-là.
Son bios est également plus propice à
l’overclocking bien que la carte n’ait pas été conçue pour permettre
une augmentation du Vcore, ce qui est dommage. Au niveau du ventirad,
DFI fournit un petit radiateur qui se fixe via 4 trous disposé autour
du socket. Ce choix empêche l’installation d’un ventirad standard comme
on peut le faire sur l’Aopen. Enfin, signalons que le bundle est
d’une pauvreté incroyable pour le prix demandé : 250 euros ! Pas de
logiciels non plus permettant de jouer avec le speedstep alors qu’Aopen
le propose. Mais s’il fallait faire un choix entre la DFI et l’Aopen,
nous opterions pour la DFI qui a montré de meilleures
performances comme nous le verrons dans les pages dédiées aux
benchmarks...
Mais avant de choisir définitivement, il nous reste un sérieux challenger à étudier : le CT-479 de Asus !