
Avec son Pentium M, Intel dispose d'un processeur très intéressant à
plus d'un titre. Il s’agit en effet d’un processeur relativement
performant à sa fréquence d’origine qui se défend pas trop mal face à
la concurrence. Une fois overclocké, dans notre cas à 2.25 Ghz, il
devient un processeur redoutable capable de tenir tête aux processeurs
desktop haut de gamme. Sachant que nous ne sommes partis que d’un
Dothan 1.8 GHz, on vous laisse imaginer les dégâts que peuvent faire un
Dothan 2.0 GHz ou 2.13 GHz. Certains de nos confrères ont démontré les
excellentes performances du Pentium M lorsqu’il est cadencé à 2.4 ou
2.5 GHz.
Ce qui est aussi à l’avantage du Pentium M, c’est sa très faible
consommation. En effet, notre overclocking a été réalisé avec le Vcore
d’origine de 1.308 volts et il chauffait vraiment très peu. Nous
pouvons à ce titre raconter une anecdote survenue lors de nos tests. Le
ventilateur du dissipateur s’est en effet arrêté en plein test avec le
Dothan 1.8 GHz overclocké à 2.25 GHz. Nous ne nous en sommes rendus
compte qu’environ 30 minutes après arrêt du ventilateur lorsque le PC a
redémarré en pleine session de 3DMark05. Il était alors à 68°C. Bref,
il a fonctionné durant une demi-heure sans sourciller avec un radiateur
passif et lors de sessions intenses de benchmarks. Bref, il chauffe
très peu, ce qui peut permettre d’envisager une configuration
silencieuse ne nécessitant pas une multiplication des ventilateurs.
Puissant, consommant peu, le Pentium M semble parfait. Cependant tout
n’est pas si rose étant donné le
prix demandé pour les Pentium M. Notre
1.8 GHz utilisé lors des tests est facturé 280 euros tandis qu’un
Athlon 64 3000+ n’est facturé
que 126 euros. Si vous optez pour la
version 2.0 GHz, il vous en coûtera 400 euros ! Ne parlons même pas de
la version 2.13 GHz facturée 600 euros.

Cependant, un Dothan 1.8 GHz overclocké à 2.25 GHz ou plus fera déjà
des merveilles. Reste alors le choix de la carte mère. Jusqu’il y a
peu, le choix était difficile car l’offre était bien pauvre et très
coûteuse. En effet, seuls Aopen et DFI commercialisaient des cartes
mères socket 479 permettant d’utiliser ce processeur mobile sur une
carte mère desktop. Après les avoir testées en détail, nous pouvons
clairement dire que le
prix demandé est abusif au vu des
fonctionnalités offertes. Nous ne leur reprochons rien en terme de
performances étant donné qu’elles remplissent parfaitement leur rôle
qui est de faire fonctionner ce Pentium M. Si cependant il fallait
choisir, nous prendrions la DFI.
Mais nous ne ferons pas ce choix car au final, le produit le plus
intéressant pour le Pentium M est l’Asus CT-479. Cet adaptateur,
disponible à partir de 45 euros, permet de mettre un Pentium M sur une
carte mère (Asus) socket 478. Bref, il s’agit d’une solution d’upgrade
tout à fait intéressante pour les nombreux possesseurs de cartes mères
Asus socket 478. Pas cher, facile à utiliser, cet adaptateur se permet
même d’offrir la gestion de la mémoire en double canal au Pentium M. En
outre, nous n’avons noté aucune baisse de performance de nos Pentium M
avec le CT-479, ce serait même le contraire.

C’est quelque part ce CT-479 qui permet de sauver le Pentium M car même
si on ne dispose pas d’une carte Asus compatible, il est possible d’en
acheter une pour environ 90 euros dans le cas de la P4P800 SE. Cette
carte sera bien plus complète qu’une DFI ou une Aopen pour un prix 2 à
3 fois moins cher. Bref ce CT-479 est sans conteste la solution idéale
pour passer au Pentium M. Il serait encore plus parfait si la liste des
cartes mères Asus compatibles s’allongeait et si Asus songeait à
fournir des bios plus complets. En effet, il n’est pas possible de
jouer avec le coefficient multiplicateur, ni avec le Vcore sur une des
cartes les plus populaires chez Asus : la P4C800-E Deluxe. Si Asus
comble cette lacune, le CT-479 deviendra une solution sérieuse
d’upgrade venant concurrencer les plate-formes LGA775/DDR2 ou même
socket 939 bien que cette dernière garde un rapport
qualité/prix/performances difficile à battre.
Il reste maintenant à espérer qu’Intel ouvre les robinets pour une
distribution plus large du Pentium M avec au passage, pourquoi pas, une
baisse de prix…