Passons maintenant à la partie que nombre d’entre vous abordent la main tremblante, le cœur battant et l’esprit fébrile, nous voulons parler du montage d’une configuration dans un nouveau boîtier. C’est donc empli d’espérances que nous dévissons les deux panneaux latéraux du boîtier afin d’accéder au démontage de la façade, puis à l’intérieur de ce boîtier.
Les vieilles habitudes sont dures à perdre et nous commençons donc par installer la carte mère. Rien de bien compliqué à entreprendre pour installer notre carte mère ATX, puisque les emplacements devant être munis d’entretoises sont repérés par un A sur le panneau destiné à les recevoir. Vous pourrez remarquer sur les photos que la place disponible est suffisante, ni trop, ni trop peu. Il est simplement regrettable qu’une fois de plus ce panneau ne soit pas amovible. Cette particularité, trop souvent ignorée des constructeurs, dévoile justement tout son intérêt dans ces boîtiers de taille moyenne ou les contorsions nécessaires pour accéder aux composants sont nombreuses, surtout une fois la configuration montée. Notons par ailleurs que les entretoises utilisées possèdent un filetage de gros diamètre, caractéristique devenue heureusement très courante.
Nous laissons maintenant parler notre instinct qui nous guide alors vers les emplacements des cartes d’extensions. Une fois n’est pas coutume, nous avons déjà vu le système de fixation utilisé : il s’agit d’un système équivalent à celui équipant le
TJ06 de Silverstone. Chaque port est bloqué individuellement par une pièce de plastique qui se rabat sur l’emplacement. Une différence existe tout de même car dans le cas du Centurion le système répond à l'une de nos critiques de ces mécanismes. C’est celle visant à émettre des doutes quant à la solidité de la fixation en cas d’installation d’un système de refroidissement imposant et lourd sur la carte graphique. Point de soucis ici puisque vous pouvez à loisir ajouter une vis à la bonne fixation déjà obtenue après installation. Sur la douzaine de systèmes que nous avons vus passer, c’est le premier réussissant le pari d’associer ces deux possibilités de façon satisfaisante. Ajoutons encore un bon point à ce Centurion en précisant que les caches PCI fournis sont amovibles et réutilisables, chose pas si évidente que cela dans cette gamme de boîtiers.
Nos mains se dirigent maintenant de façon quasi involontaire vers notre disque dur. Elles y placent très simplement de chaque coté deux rails se fixant sans vis. L’ensemble est ensuite glissé au sein de la cage jusqu’au petit bruit de claquement signant la fin de l’installation du disque dur. Enfantin n’est-ce pas ? Il ne manque à ce système qu’une matière plus souple afin d’amortir les vibrations du disque dur pour devenir parfait.
Après ce dur labeur vient le tour de l’installation des lecteurs optiques. Ils doivent être installés par l’avant et c’est la raison pour laquelle nous avons démonté la façade très précocement, afin de ne pas tourner une configuration à moitié montée dans tous les sens. Une fois de plus nous nous retrouvons face à ces horribles caches métalliques intégrés au châssis et devant en être détachés à la force du poignet. Cette mauvaise habitude se solde souvent par l’impossibilité de les remettre en place (ainsi que par l’apparition de multiples contusions au niveau de nos petits doigts), alors qu’ils jouent un rôle non négligeable dans la diminution des nuisances sonores. Ce d’autant plus que les caches du Centurion ne sont que des grilles tapissées de mousse et donc ne bloquent pas vraiment les décibels venant de l’intérieur de la tour. Fort heureusement ce n’est pas entièrement le cas ici car les caches 5 pouces ¼ peuvent être re-vissés au châssis (à l’inverse les caches 3 pouces ½ seront enlevés une fois pour toute), c’est un moindre mal. Cependant nous voyons mal quel est l’intérêt d’installer des caches grillagés au niveau de la façade si le châssis est lui-même quasi hermétique au flux d’air.
Bref une fois ce cache enlevé, le lecteur est glissé sans aucune accroche par l’avant puis fixé au boîtier par des vis s’il s’agit des deux emplacements supérieurs. Les trois autres possèdent un système de fixation sans vis très simple. Il suffit de faire coïncider les trous de fixation du lecteur avec ceux du système. Vous poussez ensuite un loquet vers l’avant pour faire sortir les ergots de fixation, et puis vers le bas pour sécuriser le tout. La fixation ainsi réalisée se trouve être sans faille, les lecteurs ne bougeant pas d’un poil une fois dans leur emplacement.
Revenons un instant sur les deux emplacements supérieurs. Comme nous l’avons précisé il possèdent tous les deux un cache intégré à la façade dans la version 530 du Centurion. Habituellement ces systèmes sont approximatifs et entraînent des problèmes soit lors de l’appui sur le bouton d’éjection, soit lors de la sortie du chariot. Ici le système proposé est le premier réellement abouti que nous voyons : le bouton du cache est réglable sur une grande largeur (environ 3cm) et est assez grand. Le cache bascule très facilement sans entraver le chariot à aucun moment. Nous avons testé l’installation sur 4 lecteurs différents et à chaque fois le résultat fut le même : aucun problème à déplorer. A l’utilisation c’est un réel plaisir. Seule la mise en place se révèle un peu compliquée car le repérage de l’endroit où il faut placer le bouton par rapport à celui de votre lecteur demande plusieurs tentatives à l’aveugle. Nous n’en attendions pas tant d’un boîtier de cette gamme. Ces caches en plus d’être extrêmement bien finis sont pratiques et très bien conçus, Cooler Master continue à récolter des bons points.
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