
Le KT400A est bien parti pour réussir là ou le KT400 avait échoué. Alors que ce dernier ne proposait que de rares innovations inintéressantes, la dernière mouture de la série Apollo de VIA semble tenir ses promesses. Loin d'être une révolution, le KT400A apporte cependant quelques changements intéressants. Au sein même du Northbridge, le contrôleur mémoire a bénéficié d'améliorations qui semblent avoir porté leurs fruits. La gestion de la DDR400 qui manquait cruellement au KT400 est aussi (officiellement cette fois) de la partie.
Les autres nouveautés devront attendre la disponibilité du VT8237 en avril. Dès lors, les constructeurs pourront proposer des cartes mères haut de gamme disposant d'un fort taux d'intégration à moindre coût, car c'est là qu'est la grande force de VIA. Alors que Nvidia ou Intel proposent des produits plutôt orientés vers le haut de gamme et difficilement adaptables au marché bas de gamme et milieu de gamme (bien que nVidia aie fait un effort dans ce sens avec son nForce2-S), VIA offre aux fabricants une architecture modulaire où toutes les combinaisons sont autorisées. Les coûts de conception sont ainsi moins élevés, et cela se ressent sur le prix de vente. L'absence de dual channel, s'il peut paraître pénalisant au premier abord, pourrait bien être aussi un avantage car cette technique ne comporte que peu d'intérêt sur la plateforme socketA et revient assez cher.

Une inconnue subsiste quand même, et de taille, les performances. Si les benchmarks fournis par VIA semblent prometteurs, on ne peut pas objectivement s'y fier et il faudra attendre les premiers tests indépendants pour pouvoir se faire une réelle idée