
Cette carte mère est au contraire de ses concurrentes une version nForce2-G. En effet, Abit n’a pas jugé bon d’intégrer le MCP-T et on doit se contenter du MCP en tant que Southbridge. Nous avons donc affaire ici à une déclinaison IGP de la NF7 et non de la NF7-S. Ceci est un choix plutôt malheureux pour une solution intégrée, puisque nous sommes ici privés de trois avantages conséquents : le port Ethernet 3Com – encore que les constructeurs de cartes mères l’utilisant restent rares – mais surtout l’encodage dolby qui est une des fonctionnalités les plus intéressantes de l’APU de nVidia, et le support du Firewire. Le support du son 5.1 est toutefois assuré grâce aux codecs AC’97. De plus, alors que la NF7-S offre des connecteurs Serial-ATA, la NF7-M en est tout comme la NF7 privée. Connectique & Bundle
Cette carte mère offre une connectique assez complète au regard de ses spécifications, puisque c’est la seule parmi les trois présentées ici qui dispose des sorties audio pour les enceintes avant, arrière et centrale en plus des entrées ligne et micro. Toujours pour la partie audio, Abit a ajouté une Sortie S/PDIF optique en sus des cinq autres connecteurs. A ceci s’ajoutent six ports USB dont quatre sur le panneau arrière, les deux restant étant placés sur un braquet additionnel. Nous trouvons également les deux classiques ports PS/2 souris et clavier, ainsi que le port Ethernet 10/100 nVidia.
Si Abit a pris soin de placer un port parallèle et un port série sur ce panneau arrière, c’est malheureusement au détriment d’une connectique qui nous paraît plus essentielle. En effet, non seulement nous déplorons l’absence de port Midi – synonyme de mise au rebus des joystick un peu ancien –, mais surtout la NF7-M fait l’impasse sur les connections vidéo. Un seul port VGA, pas de sortie TV (pas même sur braquet), en bref rien pour profiter du nView. Dommage quand on sait les progrès qui ont été réalisés par nVidia sur ce point avec la série des detonators 40.xx.
Mauvais point également sur le bundle, puisque celui-ci est réduit à sa plus simple expression. Avec le braquet intégrant les deux ports USB supplémentaires, une nappe ATA133 et une nappe floppy, le cache connecteur, un CD de drivers et le manuel d’utilisation, la boîte se trouve bien vide. Certes, le prix de la carte n’est pas très élevé, néanmoins Leadtek fait bien mieux pour un coût identique.
Disposition & connecteurs
La NF7-M dispose de 5 ports PCI et d’un port AGP 8x. Comme toutes les cartes mères nForce2 elle accueille trois slots mémoire DDR. Malheureusement, la disposition du port AGP impliquant un retrait de la carte graphique pour modifier la configuration mémoire est plutôt gênante. La position du connecteur floppy est relativement bien pensée, puisqu’il se trouve assez haut sur la carte. Les connecteurs IDE restent eux aussi assez accessibles et ne nécessiteront pas de nappes trop longues sous réserve que la tour ne soit pas trop grande. En ce qui concerne la position des connecteurs d’alimentation, Abit ne déroge pas à la règle des nForce2 qui veut que les fils d’alimentation passent devant le ventilateur du processeur. C’est d’autant plus regrettable que la zone bien dégagée autour du socket autorise des dissipateurs de grande taille. Détails sympathiques : les jumpers, bien que peu usités, disposent d'une petite "tirette" simplifiant leur manipulation, et le socket est entouré d'autocollant évitant d'abimer le PCB avec des dissipateurs difficiles à manipuler. Louables attentions de la part d'Abit. Comme ses deux concurrentes, elle dispose également de quatre trous autour du socket pour pouvoir y installer un dissipateur se basant sur ce système. Pour finir, on notera la présence d’un ventilateur sur le Northbridge qui à défaut d’être vraiment silencieux autorisera un overclocking plus poussé qu'un dissipateur passif.