
Brothers In Arms : Road to Hill 30 n’est pas ce que l’on peut appeler un jeu
de détente pure où on ne pense à rien tout en vidant chargeur sur chargeur.
L’aspect assez cru de certaines scènes laisse une sorte de malaise à l’instar
de Saving Private Ryan tant on se rend compte de l’atrocité des évènements. BiA
n’épargne personne et s’adresse plus au fana du genre qu’à l’adolescent ne
recherchant qu’un simple jeu de tirs. L’aspect authentique que les développeurs
ont voulu faire paraître donne un tout autre cachet au jeu. Sans cela, nous aurions
pu croire être en présence d’une pâle copie de Call Of Duty. Si ce dernier se
révèle plus amusant à l’usage, BiA peut se taguer de vous mettre réellement
dans la peau d’un soldat de la second guerre mondiale.

Votre compagnon d'arme titillant verbalement les allemands - Votre compagnon mort
Malgré tout, le mariage jeux vidéo/authenticité ne nous a
pas plus convaincu, à cause des restrictions indispensables au niveau du
gameplay qui nuisent un peu au côté ludique du jeu. Les jeux de guerre
ne sont
amusants qu’à partir du moment où l’on garde à l’esprit le fait qu’il
ne s’agit
que d’un jeu, d’une fiction n’ayant rien à voir avec la réalité et
contenant
des éléments ne le rendant pas ou peu crédible. Dans BiA, l’aspect
authentique
peut se révéler dangereux car très peu d’éléments témoignent de son
aspect
ludique et outre le fait qu’il reste indéniablement un FPS, il peut
apparaître
comme une sorte de documentaire historique dont vous êtes le héros. Si
la
plupart des adultes pourront faire la différence, des esprits plus
jeunes
pourront être heurtés par cette présentation des choses. BiA tire son
authenticité de sa capacité d'immersion très poussée, elle même
alimentée par une bande son, des dialogues et un ambiance très......
authentiques. Loin de nous l’idée de
lancer une polémique là-dessus, mais si le film "la 7ème
compagnie" nous a bien fait rire, "Il faut sauver le soldat Ryan" ou "Band of Brothers" ont
donné à réfléchir à plus d’un. L’aspect authentique peut-être un outil pédagogique
s’il est bien assimilé mais dangereux lorsqu’il sert des idéaux commerciaux.
Pour la petite anecdote, la pochette arrière du jeu reprend textuellement la
phrase : « Revivez l’enfer et le chaos du 6 juin 1944 ». Hors
contexte, cette phrase n’aurait pas plus de sens que sur la pochette d’un Half-Life
ou d’un Doom³, mais donnez donc à lire la pochette à un ancien combattant de la
seconde guerre mondiale qui a réellement vécu ces évènements…
BiA intègre son lot de violence et de commentaires anti-allemands
assez typiques mais pas autant que la violence explosive de Doom³. Ce dernier
était affublé d’un logo PEGI stipulant qu’il était déconseillé aux personnes de
moins de 18 ans. Se référençant aux mêmes quotas de violence et de sang, BiA
est gratifié d’un label déconseillant les moins de 16 ans. Nous l’aurions
volontiers gratifié du même logo que Doom³ pas forcément pour les mêmes raisons.
Bref, ceci reste notre avis de la chose qui ne se veut absolument pas général,
c’est un appel à la réflexion qui pourrait plus que probablement aboutir à une
autre conclusion en fonction des personnes.
Techniquement, BiA apparaît comme inachevé ou plutôt
inabouti. De nombreux aspects auraient mérité d’être travaillés plus en
profondeur, notamment le côté tactique ainsi que l’environnement trop bridé et
d’aucune utilité stratégique. Ce sont deux points fondamentaux soulignés par le
jeu mais malheureusement trop succincts pour réellement démarquer le jeu d’un
autre FPS. Ensuite, il faut bien se rendre compte que le commun des mortels
n’assimilera pas forcément du premier coup la notion d’authenticité ou tout du
moins, l’assimiler assez bien pour ne pas la confondre avec la notion de
réalisme. Dès lors, beaucoup risquent d’être déçus graphiquement en pensant
tomber sur des décors extrêmement proches de la réalité normande du milieu du
siècle dernier. Notez qu’avec des graphismes sublimes, le joueur aurait sans
doute été beaucoup moins poussé à la réflexion sur les nuances entre
authenticité et réalisme. Est-ce que cela aurait été un mal ?
| Configuration requise : | |
| Processeur | Pentium III 1Ghz ou équivalent (P4 2.5Ghz recommandé) |
| Mémoire | 512Mo (1Go recommandé) |
| Carte graphique | Carte Direct3D (DirectX 9.0C) 32Mo (64Mo recommandé) |
| Système d'exploitation | Windows 2000 ou XP |
| Lecteur | DVD-Rom 4x |
| Disque | 5Go d'espace disponible |
| Configuration de test : | |
| Processeur | Pentium 4c 3.2Ghz |
| Mémoire | 1Go DDR PC3200 |
| Carte graphique | GeForce 6800 GT 256Mo |
| Système d'exploitation | Windows XP SP1 |
| Lecteur | Pioneer A05 |
| Disque | Raptor 36Go 10000rpm |
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Brothers In Arms : Road to Hill 30 est un bon jeu de guerre qui aurait
mérité plus d'aboutissement tant graphique que stratégique. Son côté
"authentique" recherché par les développeurs cadrerait beaucoup mieux à
un film qu'à un jeu qui se veut ludique, par définition. 3 étoiles |
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