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Laurent Marchal | 22/03/2005
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Conclusion

Brothers In Arms : Road to Hill 30 n’est pas ce que l’on peut appeler un jeu de détente pure où on ne pense à rien tout en vidant chargeur sur chargeur. L’aspect assez cru de certaines scènes laisse une sorte de malaise à l’instar de Saving Private Ryan tant on se rend compte de l’atrocité des évènements. BiA n’épargne personne et s’adresse plus au fana du genre qu’à l’adolescent ne recherchant qu’un simple jeu de tirs. L’aspect authentique que les développeurs ont voulu faire paraître donne un tout autre cachet au jeu. Sans cela, nous aurions pu croire être en présence d’une pâle copie de Call Of Duty. Si ce dernier se révèle plus amusant à l’usage, BiA peut se taguer de vous mettre réellement dans la peau d’un soldat de la second guerre mondiale.

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Votre compagnon d'arme titillant verbalement les allemands - Votre compagnon mort

Malgré tout, le mariage jeux vidéo/authenticité ne nous a pas plus convaincu, à cause des restrictions indispensables au niveau du gameplay qui nuisent un peu au côté ludique du jeu. Les jeux de guerre ne sont amusants qu’à partir du moment où l’on garde à l’esprit le fait qu’il ne s’agit que d’un jeu, d’une fiction n’ayant rien à voir avec la réalité et contenant des éléments ne le rendant pas ou peu crédible. Dans BiA, l’aspect authentique peut se révéler dangereux car très peu d’éléments témoignent de son aspect ludique et outre le fait qu’il reste indéniablement un FPS, il peut apparaître comme une sorte de documentaire historique dont vous êtes le héros. Si la plupart des adultes pourront faire la différence, des esprits plus jeunes pourront être heurtés par cette présentation des choses. BiA tire son authenticité de sa capacité d'immersion très poussée, elle même alimentée par une bande son, des dialogues et un ambiance très...... authentiques. Loin de nous l’idée de lancer une polémique là-dessus, mais si le film "la 7ème compagnie" nous a bien fait rire, "Il faut sauver le soldat Ryan" ou "Band of Brothers" ont donné à réfléchir à plus d’un. L’aspect authentique peut-être un outil pédagogique s’il est bien assimilé mais dangereux lorsqu’il sert des idéaux commerciaux. Pour la petite anecdote, la pochette arrière du jeu reprend textuellement la phrase : « Revivez l’enfer et le chaos du 6 juin 1944 ». Hors contexte, cette phrase n’aurait pas plus de sens que sur la pochette d’un Half-Life ou d’un Doom³, mais donnez donc à lire la pochette à un ancien combattant de la seconde guerre mondiale qui a réellement vécu ces évènements…

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No comment

BiA intègre son lot de violence et de commentaires anti-allemands assez typiques mais pas autant que la violence explosive de Doom³. Ce dernier était affublé d’un logo PEGI stipulant qu’il était déconseillé aux personnes de moins de 18 ans. Se référençant aux mêmes quotas de violence et de sang, BiA est gratifié d’un label déconseillant les moins de 16 ans. Nous l’aurions volontiers gratifié du même logo que Doom³ pas forcément pour les mêmes raisons. Bref, ceci reste notre avis de la chose qui ne se veut absolument pas général, c’est un appel à la réflexion qui pourrait plus que probablement aboutir à une autre conclusion en fonction des personnes.

Techniquement, BiA apparaît comme inachevé ou plutôt inabouti. De nombreux aspects auraient mérité d’être travaillés plus en profondeur, notamment le côté tactique ainsi que l’environnement trop bridé et d’aucune utilité stratégique. Ce sont deux points fondamentaux soulignés par le jeu mais malheureusement trop succincts pour réellement démarquer le jeu d’un autre FPS. Ensuite, il faut bien se rendre compte que le commun des mortels n’assimilera pas forcément du premier coup la notion d’authenticité ou tout du moins, l’assimiler assez bien pour ne pas la confondre avec la notion de réalisme. Dès lors, beaucoup risquent d’être déçus graphiquement en pensant tomber sur des décors extrêmement proches de la réalité normande du milieu du siècle dernier. Notez qu’avec des graphismes sublimes, le joueur aurait sans doute été beaucoup moins poussé à la réflexion sur les nuances entre authenticité et réalisme. Est-ce que cela aurait été un mal ?

Configuration requise :

ProcesseurPentium III 1Ghz ou équivalent (P4 2.5Ghz recommandé)
Mémoire 512Mo (1Go recommandé)
Carte graphique
Carte Direct3D (DirectX 9.0C) 32Mo (64Mo recommandé)
Système d'exploitation
Windows 2000 ou XP
Lecteur DVD-Rom 4x
Disque 5Go d'espace disponible
Configuration de test :

Processeur Pentium 4c 3.2Ghz
Mémoire 1Go DDR PC3200
Carte graphique
GeForce 6800 GT 256Mo
Système d'exploitation
Windows XP SP1
Lecteur Pioneer A05
Disque Raptor 36Go 10000rpm



Les plus
Les moins

- Aspect tactique innovant.
- Souci d'authenticité.
- Ambiance, immersion très réussie (trop ?).
- Bande sonore et dialogues cadrant parfaitement à l'ambiance.

- Graphismes moyens.
- Bridage tactique et stratégique en l'absence d'utilisation plus poussée du décor.
- Authenticité poussée un peu trop loin, limite mauvais goût par certains points.
- IA assez médiocre.

Brothers In Arms : Road to Hill 30 est un bon jeu de guerre qui aurait mérité plus d'aboutissement tant graphique que stratégique. Son côté "authentique" recherché par les développeurs cadrerait beaucoup mieux à un film qu'à un jeu qui se veut ludique, par définition.

3 étoiles

 
 
 

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