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Stéphane Charpentier | 01/03/2005
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Bios et overclocking

Le bios

Le Bios de la KN1 est plus complet que ce que l’on pouvait trouver sur la K7S5A et quelque part, ce n’est pas difficile tant le bios de cette star des ventes était basique. Il n’y avait par exemple pas moyen de monter le FSB au-delà des 133 MHz. Ici on a la possibilité de monter le FSB mais uniquement jusque 250 MHz et d’une manière assez particulière : par pas de 0.5 MHz jusque 210 MHz, par pas de 1 MHz jusque 230 MHz et enfin par pas de 2 MHz jusque 250 MHz avec une étape intermédiaire à 249 MHz. Curieux, très curieux…

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Il est également possible de modifier le coefficient du bus HyperTransport de 1x à 5x. Au niveau de la mémoire, c’est très basique puisqu’il n’est possible de modifier que les temps de latence des barrettes mémoire. Aucune option n’est disponible avec les temps de latence gérés par le contrôleur mémoire de l’Athlon 64, même pas le fameux timing 2T. Il est par contre possible de désynchroniser la mémoire à 100, 133 et 166 MHz. Au niveau des voltages, il est possible de jouer avec le Vcore mais uniquement à la hausse par pas de 0.025 volts avec un maximum de 0.375 volts d’augmentation, ce qui est largement suffisant. Monter au-delà est en effet peu recommandé pour un Athlon 64. Par contre, il est étonnant de voir que la mémoire peut voir son voltage être réglé de 2.55 à 3.11 volts par pas de 0.08 volts. C’est une plage d’augmentation inhabituelle avec une valeur finale assez élevée. Les options liées à l’overclocking s’arrêtent là : même pas moyen de baisser le coefficient multiplicateur de l’Athlon 64 ! Un comble pour une carte mère visant les gamers qui sont assez souvent des overclockers aussi…

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Au niveau des options RAID, il est possible d’activer 8 canaux RAID : 4 IDE et 4 SATA. De ce côté-là, la KN1 est complète. Pour ce qui concerne la gestion des ventilateurs, il n’y a rien de prévu et la seule option possible est de définir une température au-delà de laquelle la carte mère se coupera. Les températures possibles sont 60°C, 65°C et 70°C. Pour le reste les options classiques de tout bios sont présentes.

Overclocking

Via le bios, que ce soit en synchronisant ou non la mémoire, il nous a été impossible de dépasser les 220 MHz de FSB, soit 11x220 = 2420 MHz. C’est vraiment très peu pour une carte mère nForce 4 et nous fait penser au faible overclocking obtenu via le bios avec le Shuttle SN25P. Le point commun entre ce barebone et la ECS est clair : un bios trop simpliste pour overclocker efficacement.

Nous avons alors eu recours aux logiciels Clockgen et A64 Tweaker sous Windows afin de libérer le potentiel de la KN1. Nous avons opéré de la même manière que ce que nous expliquons dans notre guide complet de l’overclocking de l’Athlon 64. En procédant avec ces logiciels, nous avons pu monter de manière parfaitement stable notre Athlon 64 3500+ de 2200 à 2555 MHz. Sachant que sa limite est de 2695 MHz sur d’autres cartes mères (notamment la Gigabyte K8NXP-9), on peut dire que la ECS a un potentiel en overclocking mais moins important que sur des cartes plus chères de marques prestigieuses. Le HTT était donc de 232.4 MHz. Pour une carte à 98 euros, ce n’est finalement pas si mal. On se rappelle que la K7S5A permettait aussi d’overclocker mais souvent en nécessitant des modifications hardware via soudure.

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Nous avons ensuite testé le FSB le plus élevé que pouvait supporter la ECS, toujours via Clockgen et A64 Tweaker. Nous avons pu atteindre 355 MHz avec une mémoire désynchronisée qui au final s’est retrouvée cadencée à 266 MHz. Ceci confirme que le bios limite le potentiel de la KN1 et que des outils sous Windows permettront d’en tirer la quintessence.

Mais il ne faudra pas compter sur les logiciels fournis par ECS avec le CD de pilotes pour overclocker sous Windows étant donné qu’ils ont refusé de fonctionner, générant des messages d’erreur.
 
 
 

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