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Laurent Marchal | 21/02/2005
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Conclusion

ImagePour ceux qui auraient encore un doute qualitatif dans le choix entre la PSP et la Nintendo DS, nous répondrons qu’il n’y a pas lieu d’utiliser le terme de concurrence entre ces deux consoles portables tant elles n’ont rien avoir l’une avec l’autre. La PSP appartient à une gamme nettement supérieure qui n’a d’inconvénient par rapport à la Nintendo DS qu’un prix estimé deux fois supérieur à cette dernière. Pour le reste, la console de Sony est largement supérieure en tout. Faute de pouvoir émettre un jugement sur la qualité de développement et d’optimisation des prochains jeux tant d’un côté et de l’autre, nous nous en tiendrons aux spécificités techniques et donc au potentiel de la console. Mais rappelons que cela n’est pas un jugement catégorique puisque l’histoire nous apprend qu’une petite console cadencée seulement à 33Mhz a évincé une concurrente cadencée à 200Mhz. Naturellement, d’autres facteurs que la simple fréquence du processeur interviennent dans l’efficacité finale mais ceci pour démontrer que Sony a su tirer le plein potentiel de sa Playstation première génération alors que Nintendo est resté sur la sellette malgré des spécifications techniques bien meilleures.

La Nintendo DS n’est pas une mauvaise console, loin de là. C’est une bonne petite machine, qui de par sa compatibilité avec les jeux propres à la Gameboy Advance, va pouvoir bénéficier dès sa sortie d’un catalogue de jeux bien fourni. Elle s’inscrit dans une continuité pépère des consoles portables de Nintendo. De plus, son prix la rend très accessible (environ 150 euros) et le prix des jeux ne devrait excéder les 40€ dans le pire des cas. Elle s’adressera principalement aux petits joueurs occasionnels qui ne désirent rien d’autre de sa console qu’un petit moment de détente. Les joueurs  plus exigeants et disposant de meilleurs moyens financiers se tourneront vraisemblablement vers la PSP de Sony, plus jolie, plus puissante, plus polyvalente et dotée d’un écran somptueux. Là ou Sony lance une révolution, Nintendo lance une évolution.

A lire également : notre test de la Sony PSP.

MISE A JOUR

Rédiger un article sur un produit non prévu pour notre marché n’est pas chose évidente. L’expérience se base sur un modèle particulier et certainement très différent de la version finale que nous pourrons trouver dans nos contrées. Le packaging, les manuels intégralement japonais n’aident pas vraiment à cerner un produit tel qu’il sera proposé en Europe. Dès lors, que dire des futures possibilités d’évolution du dit produit si ce n’est qu’elles auraient le mérite d’être mentionnées. Et c’est ce que nous faisons de part cet ajout à notre article sur la Nintendo DS. Malgré tout, cela ne change rien à notre conclusion. Nous tenons à fournir des articles concrets sur du matériel que nous avons réellement éprouvé et il est absolument hors de question d’attribuer une note positive ou négative à une évolution dont nos uniques connaissances se limitent à des bribes d’information. Néanmoins, la spéculation est de mise mais elle n’a d’objectif que de stimuler objectivement votre réflexion.

Nous reprendrons donc certains points non mentionnés ou développés dans l'article même. Et un de ces points est celui de l'écran tactile.

Contrairement à Spiderman 2, d’autres jeux proposent une gestion concrète de l’écran tactile. C’est le cas notamment de Metroid Prime Hunters normalement livré d’origine avec la console. Dans ce cas, il vous est possible de diriger votre personnage via l’écran tactile, à l’aide du stylet ou plus simplement de votre pouce. Ne bénéficiant pas de ce jeu, nous ne pouvons donc émettre d’avis sur l’efficacité de cette possibilité. Malgré tout, la réflexion suivante n’est pas dénuée de sens : à quoi bon bénéficier d’un affichage double si l’un est encombré d’un gros doigt dans une fonction faisant certainement double emploi avec les boutons standards déjà présents ? De plus, de par la disposition centrale de l’écran tactile, la manipulation n’est pas forcément aisée pour une console qui se veut portable et ergonomique. Dès lors, l’intérêt devrait résider en la gestion exclusive de fonctions secondaires, comme par exemple le changement d’arme dans un FPS ou de caméra dans une simulation automobile.

Ne perdons pas de vue également qu’une telle fonctionnalité est totalement dépendante du bon vouloir des développeurs. Metroid, en plus d’être relativement bien conçu visuellement comparé à Spiderman, propose une gestion assez complète. Mais il est aussi livré d’origine avec le jeu, ce qui laisse un sous entendu possible: NVIDIA ne proposerait pas Tetris avec ses cartes graphiques haut de gamme.

Bien qu’aucune gestion logicielle n’existe d’origine concernant une fonction dictaphone ou autre, un microphone est bel et bien présent sur la console. Outre les possibilités standards que l’on peut imaginer et qui seront certainement proposées à l’avenir, Nintendo affirme que certains jeux pourront exploiter un système de reconnaissance vocale afin d’interagir dans le jeu.

Dépourvue de fonctions multimédia à l’origine, Nintendo pourrait remédier à cela avec le Play Yan, un module de gestion multimédia. Avec le Play Yan, la console sera en mesure de lire des fichiers vidéo et audio. Dans le premier cas, le format supporté est le MPEG-4 dans une résolution maximale de 352x288 pour une fluidité d’animation comprise entre 6 et 30 images par seconde. Le son sera quant à lui échantillonné à une fréquence de 8KHz. Au niveau des fichiers audio, la console sera compatible avec le format MP3 pour une fréquence d’échantillonnage allant de 32KHZ à 48KHz. Le stockage se fera par le biais d’une carte mémoire de type SD. Le Play Yan devrait être disponible au Japon dans les prochains jours.

De plus, Nintendo prévoit d’exploiter l’écran tactile dans une utilisation moins ludique. Il compte en effet proposer dans un avenir proche un logiciel permettant d’utiliser la DS comme un PDA ou presque.

Même si toutes ces évolutions pourront rendre la Nintendo DS plus intéressante pour les personnes ne désirant pas uniquement jouer, elles ne seront pas gratuites. Pour information, la Play-Yan est disponible à la réservation en Asie pour un prix avoisinant les 65€ et ce, sans carte mémoire.

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Les plus
Les moins

  • Prix compétitifs des jeux et de la console
  • Ergonomie efficace
  • Bonne autonomie
  • Ecran tactile
  • Compatibilité des jeux GBA
  • (Conditionnel) La reconnaissance vocale
  • (Conditionnel) La Play Yan
  • (Conditionnel) Le logiciel de gestion type PDA

  • Spécifications techniques d'un autre âge en comparaison de la concurrence
  • Aucune autre fonction intéressante, hormis le jeu
  • Qualité d'affichage moyenne et difficulté d'un positionnement optimal des deux écrans (reflets)
  • Menus assez austères
  • Pas de compatibilité Wi-Fi des jeux GBA multi joueurs et aucune possibilité filaire
  • (Conditionnel) Le prix de la Play Yan, réduisant l'attrait financier de la NDS ainsi que le manque d'ergonomie de l'ensemble.


 
 
 

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