Cet écart de génération est d’autant plus flagrant que cela s’en
ressent lorsque l’on prend la NDS en main pour la première fois. Le
design est très banal et fait plutôt penser aux petits jeux
électroniques dépliables d’il y a 15 ans. Ce n’est pas flatteur,
certes, mais ce n’est nullement un gage d’efficacité non plus. Et à ce
sujet, l’ergonomie générale est très bonne. Ses dimensions sont
similaires à la PSP et se traduit par un joli 15cm de largeur sur
8,5cm de hauteur et 2,5cm de profondeur. La balance affiche quant à
elle 275 grammes batterie incluse, ce qui est plus léger que la PSP.
Incluse, elle l’est d’ailleurs d’office
puisqu’il s’agit d’un accumulateur intégré. Les deux écrans ont une
diagonale de 3 pouces et une résolution maximale de 256x192 pour 260000
couleurs affichables. La NDS possède en sus une gestion WiFi à la norme
802.11b.
Question connectique, nous avons droit au strict minimum, à savoir une
prise casque et une fiche secteur. Les boutons ne se bousculent pas non
plus et s’énumèrent rapidement : bouton de réglage du volume, boutons
d’action dans chaque coin supérieur, bouton directionnel, On/Off,
Start, Select et les traditionnels A,B, X et Y. Au rang des accessoires
exotiques, on notera la présence d’un stylet car en effet, l’écran du
bas est tactile, ce qui facilite notablement la navigation.
Particularité de la NDS, elle est entièrement compatible avec les
cartouches de jeux propres à la GBA. La console possède donc deux slots
pouvant accueillir le format GBA et le format NDS, qui s’apparente à
une petite carte Compact Flash. Entièrement compatible, pas tout à fait,
puisque malheureusement, les jeux GBA multi joueurs ne pourront
âs bénéficier de la connexion WiFi.
Une fois mise en route, la console affiche l’heure et la date sur
l’écran supérieur. L’écran inférieur est réservé aux applications
disponibles. Ces dernières ne sont pas nombreuses puisque ne s’affichent
que la présence d’une cartouche dans l’un des emplacements, l’accès au
programme Pictochat, l’option de mise à jour automatique de la console
et le menu des options.
Le programme Pictochat est un logiciel de chat entre différents
propriétaires de NDS. Textes et dessins sont possibles et le stylet
rend la chose assez conviviale. Au rayon des options, difficile de s’y
perdre également, car entre le choix de la langue, la sélection de
l’écran pour les jeux GBA, le réglage de la date, de l’heure, de la
fonction alarme, du nom de l’utilisateur et du calibrage du stylet, il
n’y a pas grand-chose. Malgré tout, les menus ont le mérite d’être
clairs à défaut d’être rapides. La console souffre en effet d’un
flegmatisme certain dans la navigation. La qualité d’affichage est
bonne mais nous sommes très loin de l’excellence de la PSP. De plus,
l’angle de vision est très restreint et le fait que l’écran supérieur
soit inclinable n’arrange pas les bidons afin de trouver la position
idéale vis-à-vis des deux écrans.