SSD Intel X25-M 80 Go : une bombe ?
Stéphane Charpentier | 08/09/2008
Accès direct :
Introduction
Un marché intéressant pour Intel
Les Solid State Drive, SSD pour les intimes, sont en passe d’inonder nos marchés de grande consommation. Les prix sont en baisse, les capacités sont en hausse tout comme les performances. Mais un signe qui ne trompe pas sur l’avenir prometteur des SSD, c’est l’arrivée en grandes pompes d’Intel sur ce marché. Si la firme américaine est loin d’être une novice en matière de mémoire Flash et de SSD (on se rappellera entre autres le PCB Turbo Memory pouvant prendre place dans les portables), lors de l’IDF de San Francisco en août dernier, Intel a annoncé ses premiers SSD S-ATA fabriqués par ses soins. Jusqu’ici, les SSD Intel n’étaient que des PCB destinés à être intégrés au sein de PC et n’avaient pas la forme d’un SSD « commercial ». Si un géant comme Intel se lance dans un tel marché, ce n’est pas un hasard, c’est qu’il y a des gains à obtenir en termes de performances pour ses propres produits et surtout qu’il y a de l’argent à se faire. Se lancer dans les disques SSD pourrait en effet permettre à la firme californienne d’ajouter une composante à sa plateforme Centrino en plus de la puce wi-fi, du chipset, du processeur et de la solution graphique intégrée. Tout bénéfice pour les performances, la fiabilité, les nuisances sonores et la consommation. Intel va pouvoir également adresser le monde des serveurs avec ses SSD, milieu très bien connu grâce à ses Xeon et autres Itanium. En outre Intel ne fait pas que rebadger des SSD qui seraient fabriqués par d’autres. Non, Intel fabrique ses propres SSD dans ses usines. Plusieurs modèles ont d’ores et déjà été annoncés et la production de masse est en cours.

Un peu d’histoire…
Mais qui est donc ce fameux SSD dont tout le monde parle aujourd’hui ? Va-t-il vraiment remplacer nos disques durs ? Cela vaut-il la peine de remplacer son disque dur par un SSD ? Autant de questions que vous devez tous vous poser et auxquelles nous avons déjà répondu en partie dans de précédents articles. L’origine du SSD moderne remonte à la fin des années septante, début des années 80 lorsque diverses firmes ont développé des unités de stockage à base de puces mémoires mais vue par le système comme un disque dur. Ces produits incluaient une batterie afin d’éviter de perdre les données lorsque le système était éteint. L’ancêtre de l’i-RAM de Gigabyte en quelque sorte. Ces « RAM disks » ont servi en tant que disque de démarrage au début des années 80 car le disque dur était alors très cher et la disquette très lente. Depuis cette époque, les technologies ont bien évolué et le premier SSD reprenant le principe que nous connaissons aujourd’hui, à savoir un disque à base de mémoire flash, est apparu en 1995 des œuvres de la firme M-Systems, rachetée en 2006 par Sandisk. Très coûteux au début, ces disques ont été utilisés par les militaires et dans l’aéronautique simplement parce qu’ils peuvent encaisser davantage de "G" et offrent une plus grande fiabilité en cas de chocs. Ils sont en effet dépourvus d’éléments mécaniques, raison pour laquelle on les appelle SSD. Originellement, l’utilisation du nom « solid-state » fait référence à l’utilisation de semi-conducteurs à la place de tubes à électrons. Mais ici, ce nom a été choisi pour bien montrer que les disques à base de mémoire flash ne contiennent pas d’éléments mécaniques. C’est à cette absence de tête de lecture cherchant des données sur des plateaux que les SSD doivent leur excellent temps de réponse.
De nos jours, les SSD se démocratisent et à l’occasion de la sortie officielle des SSD 2.5 et 1.8 pouces de 80 Go d’Intel, les X25-M et X18-M, nous vous proposons de revenir en détail sur ces unités de stockage, d’évoquer la problématique de leur fiabilité tout en testant 4 SSD : l’Intel, un MemoRight, un Mtron et un Crucial.
Réagissez à cet article ICI
Articles relatifs Disques Flash (SSD)
Derniers articles








