
Un autre facteur qui peut vous arrêtez dans votre quête de puissance et
spécifique à l’Athlon 64 est le bus HyperTransport. Il s’agit d’un
contrôleur intégré au processeur et dont le rôle est de permettre aux
différents bridges de la carte mère de communiquer entre eux. En
d’autres termes, l’HyperTransport permet aux différents composants
d’une carte mère de communiquer à des vitesses très élevées. Nous ne
rentrerons pas plus dans les détails de cette technologie, cela n’a pas
d’intérêt pour notre propos.
Ce bus HTT peut fonctionner à des fréquences (DDR) allant de 200 à 1000
MHz. En pratique, suivant les cartes mères, plus ou moins récentes, ou
les différents chipsets disponibles sur le marché, sa fréquence nominale
peut être comprise entre 600 MHz (Nforce 3 150) et 1000MHz (certains
chipsets VIA, Nforce 3 250 ou Nforce 4). Sa fréquence est le résultat
de la multiplication du FSB avec ce que l’on appelle le LDT ou HT
Frequency (sur cartes Gigabyte). Cette option peut prendre la forme de
coefficients multiplicateurs (1X, 2X, 3X et jusqu a 5X) ou se présenter
directement sous la forme de la fréquence HTT (200Mhz, 400Mhz, 600Mhz,
800 MHz et 1000 MHz).

Si
vous avez bien suivi, vous aurez compris qu’en augmentant le FSB lors
de tentatives d’overclocking, vous augmentez la fréquence du HTT. Cet
"overclocking" du bus HyperTransport sera lui aussi un facteur bloquant
la montée en fréquence du processeur. Vous serez donc sans doute amenés
à baisser le coefficient du HTT (LDT ou HT frequency) afin de ne pas
outrepasser la fréquence limite supportée par ce dernier et qui
rendrait votre système instable. Signalons aussi que le HTT n'est pas
désynchronisable du FSB.
En pratique si vous overclockez avec un FSB de 225 MHz sur une carte
mère dont le lien HyperTransport fonctionne d’origine à 800 MHz (4x200
MHz), vous vous retrouverez avec un lien HTT devant fonctionner à 4x225
MHz, soit 900 MHz. Si la version de votre chipset ne supporte pas une
telle fréquence de HTT, votre overclocking s’arrêtera pour cause
d’instabilité. La solution consiste donc à baisser sa fréquence en
jouant avec le coefficient multiplicateur de l’HTT ou en sélectionnant
une fréquence inférieure à sa valeur nominale si le bios propose des
fréquences plutôt que des coefficients. En choisissant par exemple un
coefficient de 3X, dans notre exemple, l’HTT fonctionnera à 225 MHz x 3
soit 675 MHz. Il ne sera plus alors le facteur limitant l’overclocking.
La fréquence de l’HTT est trop peu influente sur les performances pour
s’inquiéter de son fonctionnement à une fréquence inférieure que celle
prévue par défaut sur votre carte mère. Ajustez donc le ce coefficient
de façon à ne pas dépasser la fréquence supportée par votre chipset en
tenant compte de votre FSB. Lors des étapes visant à évaluer le
potentiel d’overclocking de votre processeur, baissez-le de manière à
avoir une grosse marge de manoeuvre avant de commencer. Bref, après
avoir désynchronisé la mémoire et abaisser la fréquence de
l’HyperTransport, nous voilà débarrassés des facteurs pouvant limiter
l’overclocking du processeur. Ce n’est qu’une fois que vous aurez
trouvé une fréquence stable en overclocking que vous pourrez réajuster
ces paramètres selon le FSB final de votre overclocking.