Modifications du FSB
Premier remarque importante avant de procéder à une augmentation du FSB
: suivant les cartes mères et en particulier sur celles basées sur les
chipsets Nforce3 et 4, si le FSB sélectionné dans le bios est 200, les
fréquences AGP, PCI ou PCI-Express ne seront pas bloquées en cas
d’overclocking directement sous Windows. Vous verrez alors ces
fréquences augmenter en même temps que le FSB lors de l’utilisation
d’un logiciel comme Clockgen (voir ci-dessous la fréquence PCI à 40 Mhz
avec 240 de FSB au lieu de 33.3 MHz). C’est le cas par exemple sur les
cartes mères Gigabyte. Pensez à le vérifier avant de commencer à
overclocker sous Windows car des fréquences inappropriées pour les bus
PCI, PCI-Express et AGP peuvent entraîner des anomalies de
fonctionnement ou détériorer votre matériel.
Pour remédier à cela, veuillez sélectionner au préalable dans le bios
une valeur de 201Mhz pour le FSB et 67Mhz pour l AGP. La valeur pourra
varier selon la carte mère mais dans le cas de la Gigabyte que nous
avons utilisé, une valeur de 201 MHz a suffi (voir ci-dessous).
Modifier le FSB via Clockgen
La première étape lors de la quête d’un overclocking stable et durable
est de trouver les limites du processeur. Cela implique donc des
manœuvres répétées de changements de FSB, de Vcore, etc. Plusieurs
solutions se présentent dès lors à vous : vous pouvez modifier le FSB
dans le bios, redémarrez le PC et attendre de voir si la machine va
démarrer le système d’exploitation. Cette démarche peut s’avérer très
vite fastidieuse et longue. Il est généralement conseillé d’utiliser
plutôt un logiciel sous Windows comme Clockgen ou éventuellement un
logiciel fourni avec la carte mère. Ils permettent de jouer avec le FSB
et d’autres paramètres comme le voltage dans le meilleur des cas, comme
par exemple avec la suite logicielle µGuru de ABIT. En ce qui nous
concerne, nous préférons utiliser Clockgen, utilitaire gratuit
développé par
CPUid. Ce logiciel ne
permet pas de modifier le voltage délivré au processeur à partir de
Windows pour les plateformes Intel mais bien pour les plateformes
Athlon 64, tant mieux, c’est le sujet qui nous intéresse.
Avant de le télécharger, choisissez bien la version qui correspond à
votre chipset : Nforce 3, Nforce 4 ou VIA. Ce logiciel permet donc de
modifier FSB et le coefficient multiplicateur sous windows. Il permet
également de modifier légèrement le Vcore si ce dernier est réglé sur
Vcore Auto (ou normal) dans le bios. Son utilisation est en fait très
simple. Après avoir défini le coefficient multiplicateur et le Vcore,
il vous suffit de cliquer sur Get Values pour obtenir les valeurs
actuelles de votre système. Ceci fait, vous pouvez commencer à
augmenter le FSB via la barre de défilement HTT (ou FSB selon les
versions) ou via les flèches situées de part et d’autre de cette
dernière. Restez raisonnable, augmentez par pas de 5 MHz de FSB et
testez ensuite un minimum la stabilité en lançant un SuperPI 1M par
exemple. Vous pouvez trouver ce logiciel
à cette adresse.
Il arrivera donc un moment où en jouant avec le FSB, vous arriverez aux
limites du processeur car votre système deviendra instable. Du moins,
c'est ce que vous croirez alors qu'en réalité le processeur n'a
peut-être pas encore pu exprimer tout son potentiel. Il y a en effet
d'autres paramètres qui peuvent limiter la montée en fréquence de votre
Athlon 64 : la mémoire et le bus Hyper-Transport. C'est ce que nous
allons aborder dans les pages qui suivent. Avant d'aborder ces points,
signalons que d'autres goulots d'étranglements peuvent se situer au
niveau de la carte mère en elle-même si cette dernière a du mal à
monter haut en FSB. Dans pareil cas, pensez à augmenter légèrement le
voltage du chipset, pour autant que ce soit possible dans le bios.