prix

Stéphane Charpentier | 21/02/2005
Accès direct :

Pourquoi est-il possible d'overclocker ?

Les données thermiques

Image L’overclocking est possible tout d’abord grâce aux conditions environnementales. En effet, les constructeurs établissent des marges de sécurité nécessaires à la stabilité requise dans les pires conditions climatiques. Par exemple un ordinateur utilisé en Russie en plein hiver chauffera beaucoup moins qu’un PC localisé en Afrique en pleine canicule et sans climatisation. Ceci signifie que le PC russe s’overclockera beaucoup mieux que le PC africain qui lui sera à la limite de l’instabilité à sa fréquence d’origine par fortes chaleurs.

Cette donnée établie par les constructeurs se nomme Tcase et définit donc la température maximale que peut atteindre un processeur tout en restant stable. La valeur attribuée dépend des critères du fondeur et par exemple chez AMD un Tcase maximum de 70°C (en général) sera la température que le processeur pourra supporter à l’intérieur du boîtier sans rencontrer de problème de stabilité et ce à sa fréquence de fonctionnement par défaut. La température est d’ailleurs le facteur le plus influent en overclocking. Vous comprenez donc que plus la température interne du processeur sera basse et éloignée du Tcase, plus le potentiel d’overclocking sera élevé. Ce n’est pas un hasard si la majorité des records d’overclocking toutes catégories sont réalisés avec des systèmes de refroidissement extrêmes comme de l’azote liquide ou des compresseurs en cascade maintenant la température du processeur dans des valeurs négatives.

La fabrication

Image Un autre facteur détermine le potentiel d’overclocking : la série et/ou date de fabrication du processeur. Attardons-nous un peu, sans rentrer dans les détails, sur le processus de fabrication d’un processeur. Au sein d’une gamme, plusieurs modèles sont déclinés à partir d’une même architecture et d’un même processus de fabrication. Par exemple, les Athlon 64 2800+, 3000+, 3200+, 3400+ sur socket 754 sont exactement les mêmes microprocesseurs, la seule différence entre eux étant le coefficient multiplicateur qui leur est attribué. Ils sont respectivement de : 9X, 10X, 11X, et 12X. Pour rappel, la fréquence finale d’un microprocesseur est le produit du FSB (Front Side Bus) multiplié par ce coefficient multiplicateur. Le FSB de base d’un Athlon 64 est de 200Mhz. Pour les processeurs précédemment cités, on obtient respectivement 1800 Mhz, 2000 Mhz, 2200 Mhz et 2400 Mhz. L’attribution du coefficient multiplicateur à un processeur s’effectue en fin de chaîne de production. C’est en effet à ce moment là que tous les processeurs sont testés à diverses fréquences et selon un protocole de test bien établi basé sur une batteries de tests divers et variés. A la fin de ces tests, un processeur est marqué selon les résultats obtenus. En théorie, si un processeur s’avère stable à 2000 MHz mais pas à 2200 MHz, il sera marqué comme Athlon 64 3000+ par exemple et son coefficient initialisé à 10.

Les impératifs commerciaux

Image Ca c’est la théorie. En pratique, les impératifs commerciaux peuvent jouer leur rôle dans le marquage des processeurs. En effet, si par exemple AMD reçoit de nombreuses commandes d’Athlon 64 3000+ mais que la qualité des wafers fait qu’en théorie, ils pourraient en sortir uniquement des 3500+, on pourrait supposer qu’AMD soit tenté de déclasser ces 3500+ en 3000+, ce qui expliquerait le fort potentiel d’overclocking. Le problème de cette théorie, c’est qu’un fabricant comme AMD vend normalement tout ce qu’il produit et n’a donc aucun intérêt à déclasser des processeurs ayant une plus haute valeur commerciale. Pourquoi en effet vendre 10.000 processeurs en tant que 3000+ alors qu’ils peuvent être vendus en tant que 3500+ et donc plus chers. La loi de l’offre et de la demande au aussi son mot à dire. Si la demande de 3500+ est suffisante pour absorber tous les 3500+ produits, AMD n’a non plus aucun intérêt à déclasser des 3500+ en 3000+.
 
 
 

Actualités relatives Processeurs