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au rachat par Electronic Arts de 20% du capital d’Ubisoft, l’éditeur
français avait crié au loup, s’insurgeant contre une possible stratégie
du leader mondial à s’approprier petit à petit la société française, 3ème dans la hiérarchie.
Depuis lors, Ubisoft ne s’est pas croisé les bras et cherche activement des alliés susceptibles de contrecarrer les plans de l’éditeur américain. Il fut d’abord question de rumeurs concernant une alliance avec Vivendi Universal mais vite enterrées puisque ce dernier a démenti toute association avec Ubisoft. Actuellement, la société française chercherait refuge chez Guillemot, déjà actionnaire à 17.5% et détenant 26.5% des droits de vote d’Ubisoft.
Devant cette levée de boucliers, Electronic Arts a tenu cette semaine à s’exprimer sur la question afin de rassurer les dirigeants d’Ubisoft : "Nous avons eu l'opportunité d'acquérir une participation de 20% dans Ubisoft et nous ne demandons rien. Ni siège au conseil d'administration. Rien. Cela n'est pas hostile ! Dans nos métiers, on ne fait rien d'hostile parce que notre valeur repose sur les gens". Ces propos, tenu par le président d’EA Europe, contrastent néanmoins avec ceux du directeur marketing du groupe : "Notre but est de devenir le groupe d'entertainment le plus important dans le monde".
Si les ambitions d’EA semblent assez claires, l’affaire remonte très haut, au point que le premier ministre français a confié au quotidien Libération qu’il tenait fortement à ce qu’Ubisoft reste une société française. Malgré tout, l’état ne pourra pas grand chose : "On fait confiance aux dirigeants de l'entreprise pour trouver une solution. L'Etat ne peut se substituer au marché".
Dès lors, l’unique porte de secours pour l’éditeur français reste la famille Guillemot, qui, par une fusion d’Ubisoft avec la petite société Gameloft, spécialisée dans les jeux pour téléphones mobiles et appartenant à 79% à Guillemot, pourrait constituer un front unis et majoritaire face à ce qu’Ubisoft considère comme une hostilité à l’américaine.
