Valve & Videndi : Pas bon ménage

Laurent Marchal | 23/09/2004 | 11:39:38
newsLes retards successifs concernant la sortie d'Half-Life² ont peut-être trouvé une explication bien plus plausible que les précédentes excuses de vols, de hacking ou autres incursions martiennes. Ah non, rectification, Valve n'a pas encore annoncé l'implication des bonhommes verts dans le retard de son jeu. Mais ça va certainement arriver.

Néanmoins, il y a une autre histoire passée sous silence et non des moindres puisqu'il s'agit ni plus ni moins d'un procès opposant Valve à Vivendi Universal Game (VUG) depuis près de 2 ans. Les premiers petits différents commencent 1999 et prennent des proportions nettement plus sérieuses en 2002 où Valve entreprend carrément une action en justice contre son éditeur (Sierra/Vivendi), l'accusant d'avoir passé certains contrats de vente avec des cybercafés, leur permettant ainsi de distribuer des licences pour Half-Life et Counter-Strike premier du nom.
De son côté et suite à ce premier assaut de Valve, VUG tente de rompre le contrat qui les lie tout en essayant de s'accaparer les droits sur Half-Life. La contre-attaque de Valve fut simple et efficace : faire traîner le développement des autres projets en cours le plus longtemps possible. Et cela, incluait déjà Half-Life².

VUG perdant une bataille reviendra à la charge en accusant Valve d'avoir développé en secret sa propre plate-forme de distribution (Steam) sans l'accord de l'éditeur. Accusation vérifiée en partie, car il y a bien eu un accord de la part de VUG mais signé bien après le commencement du développement de Steam. Mais VUG n'en démord pas, il accuse Valve d'orchestrer les retards pour Half-Life² (sans blague ?) afin de faire coïncider sa sortie avec le mise en place définitive de Steam.

Le dénouement de ce sac de nœuds ne se fera qu'en mars 2005, date à laquelle VUG s'attend sans nul doute à recevoir les licences d'Half-Life sur un plateau d'argent ou dès lors, contraindre Valve à signer pour 4 nouveaux jeux sous le logo de l'éditeur.

La question : « Comment Valve peut-il faire un jeu si prometteur ? » vient de trouver sa réponse : l'habitude des retranchements et du choix des armes. De là à « informatiser » la vie dans cette société sous la forme d'un jeu, il n'y a qu'un pas.