Les Majors ont toujours tout fait pour dénoncer le téléchargement de musique sur Internet, et ont mis beaucoup de temps à donner leurs accords pour le lancement de sites officiels de vente de musique en téléchargements payants, tant leurs craintes étaient grandes de voir leurs revenus diminuer. Maintenant que ce système semble bien fonctionner, les bénéfices semblent de nouveaux être au rendez-vous. Ainsi et pour la première fois, la baisse des ventes de CD est compensée par la vente de musique en téléchargement. Les prix baissent, mais les volumes de ventes augmentent. Conclusion évidente : les Majors vendent autant de musique, tout support confondu.
Le marché du téléchargement de sonneries musicales est également en plein boom, et est fort générateur de chiffre d'affaires pour les dîtes Majors, EMI, Sony ou Vivendi. Une situation ambigüe pour Gilles Bressand, président du Snep : "les chiffres sont en partie favorables mais la situation reste compliquée". On peut se demander à quel niveau la situation reste "compliquée" ? Un manque à gagner certain dont le téléchargement illégal est annoncé comme la principale cause. Nul doute que l'annonce de ses chiffres qui prouve par A+B qu'il existe via le téléchargement payant une réelle alternative à la vente de CD physiques aura pour conséquence d'intensifier la lutte anti-piratage. Il existe aussi la solution qui consiste, comme démontré par les mêmes chiffres, à baisser les prix de vente, engendrant ainsi une hausse des volumes, et donc des revenus.
